vendredi 13 juillet 2018

Expatriation en Australie, l'histoire d'une Coréenne

Parce que je déteste la Corée de CHANG Kang-myoung




 
L'été est propice au changement, d'habitudes, de vie. C'est dans cette période où j'ai pris des décisions radicales comme mon végétarisme par exemple. C'est aussi une période pour voyager donc même si vous restez dans votre jardin, allongé dans l'herbe avec un bon roman, j'ai envie de vous faire voyager. Je vous conseille donc Parce que je déteste la Corée.

Ce roman a un début très prometteur. Dés les premières pages, la narratrice tue le père, la mère et le petit ami. Ceci est une métaphore mais son départ semble dévastateur et est une véritable rébellion envers sa famille, son pays, et tout ce qui s'y rapproche. Elle nous montre par certains retour dans le passé pourquoi la vie en Corée ne lui convenait plus. Elle n'avait pas envie de se retrouver dans le moule de la vie parfaite des coréens. Alors elle a dit Fuck je me casse en Australie. Elle partira contre l'avis de tous. Elle tombera sur des gens comme elle : des coréens venus pour apprendre l'anglais, étudier, voyager, ou s'expatrier. Et comme en Corée, elle se retrouvera confronté à ce système de classes sociales avec les expatriés coréens alors qu'en Australie, les différences ne sont pas si flagrantes.

Elle racontera également les différentes rencontres amoureuses, amicales qu'elle fera. Cela la mènera dans des situations intéressantes : des rencontres avec la justice, des aventurières américaines, des propositions de mariages.  



J'ai bien aimé lire ce roman, le début est très accrocheur, et on s'attache vite à cette jeune personne rebelle. Je me suis un peu reconnue dans cette volonté de ne pas rentrer dans le moule, et de refuser les jugements que les autres portent sur notre façon de vivre. Et comme elle, je pense également que le boulot n'est pas tout dans une vie même si c'est important d'y être bien. Je suis parfois aussi restée sur ma faim, il m'a manqué quelques détails. L'histoire se déroule sur plusieurs années mais il y assurément plein d'histoires cocasses qui n'ont pas été écrites.

Il me reste un petit mystère à résoudre sur ce livre. L'auteur est journaliste et écrit sur des phénomènes de société, je me demande s'il s'est inspiré dans un ancien amour pour ce roman puisque le petit ami du personnage principale érudit pour devenir journaliste. Si vous avez la réponse, je suis preneuse.

Dans le roman, beaucoup de plat sont évoqués mais beaucoup avec de la viande. A un moment, elle commande une pizza à la patate douce donc je vais vous partager la mienne.

Pizza à la patate douce

Ingrédients :
 - une pâte à pizza
 - une patate douce
 - une boule de mozzarella
 - du parmesan
 - Le zeste d'un citron

Coupez en fines rondelles la patate douce préalablement lavée et épluchée. Dans une casserole d'eau bouillante, plongez les rondelles de patate douce et laissez cuire 5 minutes.
Préchauffez le four à 180°C. Sur une plaque de four, placez la pâte à pizza, saupoudrez la généreusement de parmesan rappé, puis déposez y les rondelles de patate douce. Coupez la boule de mozzarella en morceau et placez les sur la pizza. Zestez finement un citron et parsemez les sur cette pizza. Enfournez la et laissez la cuire pendant 12 minutes.

Dégustez avec de la salade de roquette. 

 

jeudi 5 juillet 2018

Le rêve le plus doux

Le rêve le plus doux de Doris Lessing

 



Doris Lessing fait partie des rares femmes à avoir obtenu un prix Nobel de littérature. C'est une bonne raison de se plonger dans son œuvre. J'ai déjà lu parmi ses écrits une nouvelle appelée Les Grand mères qui était très intéressante et avant de me plonger dans son roman le plus connu et le plus adoré Les carnets d'or, j'ai décidé de m'attaquer au Rêve le plus doux.

A travers l'histoire d'une famille, de trois femmes : Julia, Frances et Sylvia, Doris Lessing nous plonge dans l'histoire du XXe siècle. Les années 60 sont le pivot de cette histoire puisque les protagonistes habitent sous un même toit : la maison familiale de Julia.

Julia, la mère de Johnny, invite sous son toit Frances, sa belle-fille alors abandonnée avec ses deux garçons par Johnny, éternel militant communiste. Frances, mère courage, abandonne ses rêves de théâtre pour travailler dur afin de nourrir ses fils, et leur offrir le meilleur. Elle accueillera aussi moult brebis abandonnées, des amis de ses fils, mais pas seulement. Johnny, même s'il ne participe pas à la vie des garçons, est toujours présent pour leur offrir des discours militants, se mettre à la table familiale, éblouir les invités présents du jour. Il demandera à sa famille d'accueillir par la suite Sylvia, la fille de sa nouvelle femme.



Dés les premières pages, j'ai pris pitié de Frances puis je l'ai détesté parce que pour moi elle se laisse marcher sur les pieds par son mari. J'ai eu l'impression qu'elle acceptait tout de lui et même d'accueillir la fille de sa nouvelle femme. Ce qui est pour moi impensable. J'ai détesté Johnny qui pour moi est typiquement le gars qui ne devrait pas avoir de famille, puisqu'il n'est pas responsable. Il cherche une femme comme lui, puis quand elle montre des signes de faiblesse l'abandonne. Et pourtant, il s'accroche. Je l'ai trouvé aussi arrogant envers sa mère, ses différentes femmes, ses fils et puis vers la fin du roman j'ai eu pitié de lui et j'ai aimé Frances. J'ai beaucoup aimé Sylvia aussi qui choisira une voie atypique et pourtant assez similaire en certains points à celle de son beau père.

J'ai aimé les deux garçons qui ont souffert mais pourtant ont eu le courage de se rebeller et puis je n'ai pas forcément aimé leur choix de vie. J'ai eu l'impression qu'ils aimaient souffrir. Et puis Julia, mère, grand-mère, chef de tribu qui a eu un parcours impressionnant, qui n'a pas mis de côté sa vie de femme même si elle a du réparer les fautes de son fils et prendre des responsabilités qui n'étaient pas les siennes.

J'ai aimé le lien qui continuera à exister entre ces personnages pendant des décennies et tout autour de la planète. J'ai aimé cette diversité des parcours de ces personnages, ils ont le pouvoir de changer, de se mettre un coup de pied aux fesses pour avancer dans la vie.

Pour résumer, j'ai adoré ce roman. Les personnages sont loin d'être lisses, ils sont travaillés, intéressants. J'ai beaucoup aimé leur façon d'évoluer à travers les époques. J'ai beaucoup aimé avoir leurs visions des différents évènements de ce siècle : les différentes guerres, la violence des régimes soviétiques, la prise de pouvoir des dirigeants africains, l'apparition du SIDA ... J'ai hâte de découvrir la suite de son œuvre et de vous partager mes lectures.

Je vous ai parlé des grandes tablées de Frances et pour faire manger Sylvia, elle était obligé de cuisiner des pommes de terre. Donc je vais vous partager une recette de pomme de terre à la suédoise version végétarienne. Si vous aussi, vous adorez les pommes de terre, vous pouvez cliquez ici, ou .


Pomme de terre à la suédoise version végétarienne

Ingrédients :
 - 2 pommes de terre par personne
 - huile d'olive
 - herbe de Provence
 - Sel Poivre
 - Chaussé aux Moines (Je sais que le Chaussé aux moines n'est pas très suédois mais vous devriez le découvrir fondu, c'est exquis)

Préchauffez le four à 200°C. Lavez, épluchez les pommes de terre. Coupez dans le sens de la longueur partiellement les pommes de terre. Elles ne doivent pas être coupées en rondelles mais les entailles doivent être assez grandes pour accueillir le fromage. 

Huilez, salez, poivrez, assaisonnez puis déposez vos pommes de terre au four pendant 30 min. Sortez les ensuite lorsqu'elles sont cuites (vérifiez la cuisson à l'aide d'un couteau) afin d'y déposer le fromage dans les entailles puis enfournez encore quelques minutes afin de faire fondre ce fromage au cœur des pommes de terre.

Régalez vous.