jeudi 21 juin 2018

Cuillère en bois et Marque Page a un an ! 🎂






Il y a un an, je publiais mon premier article. J'en suis un an plus tard à mon 46e. Que de chemin parcouru et c'est la même chose dans ma vie personnelle et professionnelle.

J'ai commencé ce blog, j'étais au chômage, je m'ennuyais chez moi, je voulais avoir un projet bien à moi. Et très vite ma vie professionnelle m'a rattrapé et j'ai du apprendre à concilier mon travail, ma vie perso et ce blog. Je ne vous cache pas qu'il y a des semaines où c'est compliqué, c'est pour cela qu'il y a des semaines sans article. Je me met pas la pression. Je ne met pas dans l'objectif d'être professionnelle. J'ai déjà un travail qui me convient et me passionne. La lecture et la cuisine pour moi doivent rester un hobby, un plaisir tout comme ce blog. 

J'ai été ravie de partager mes coups de cœur (Manderley For ever, Demain, L'empreinte de toute chose), mes livres préférés avec vous comme par exemple Jane Eyre.
J'ai pu également exposer mon point de vue et semer des graines comme j'aime le faire dans mon travail. Je vous ai fait part de mon féminisme, mon végétarisme, mais dans le respect des autres. Je peux comprendre que tout le monde ne partage mes idées, et je vous ai même partager ma recette de flamkuchette version végétarienne et classique puisque je fais les deux quand je reçois. Et finalement, mon viendard d'homme préfère la version végétarienne ! Quelques fois mes graines poussent et donnent de fabuleuses plantes !

Je vous ai aussi parlé de mes envies de voyages. La Moldavie m'a donné envie de découvrir d'autres pays de l'est, l'ex-URSS et ses vestiges du communisme. L'un de mes articles a même été mis en avant sur Hellocoton. D'ailleurs, je trouve toujours étonnant que certains articles plaisent plus que d'autres. Ce ne sont pas toujours ceux auxquels que je pensais. Un de mes articles le plus vu concerne un petit roman espagnol La maison en chocolat qui étonnement a été partagé sur Facebook et a été beaucoup lu dans les pays hispaniques.

Je suis heureuse aussi de n'avoir eu que des retours bienveillants et plutôt enthousiaste à propos de mon blog, et de ce que j'écrivais. Cela m'encourage à continuer.

Pour cette nouvelle année bloguesque, j'ai plein d'envies et d'inspirations : le moyen âge, sa cuisine et des livres traitant de cette période, ma passion pour la littérature indienne et bien évidement pour sa gastronomie. J'ai envie de vous partager davantage de recettes pour des apéros, des petits déjeuners, choses que je n'ai pas trop faites cette année.



J'ai aussi envie d'apprendre à crocheter des marques pages. J'en ai épinglé plein dans mon pinterest. Ils sont vraiment fabuleux. J'ai envie de pyrograver des cuillères en bois et de vous montrer mes œuvres.

Et puis j'ai aussi envie de laisser la place au hasard. Il m'a emmené sur des chemins intéressants cette année, je compte sur lui pour m'en faire découvrir d'autres.

Si vous souhaitez la recette de ce fabuleux clafoutis aux cerises, je vous invite à regarder celui aux fraises, et à remplacer ces dernières par des cerises. Dans cette recette, j'ai laissé les noyaux. Il parait que cela donne plus de goût.


jeudi 14 juin 2018

Histoire de femmes Ouessantines

Oussantines de Weber-nicoby

 


Ce livre fait parti de ceux qui j'ai choisi par rapport à la couverture. J'aime les phares, la mer, ça me rappelle les vacances, mais aussi l'époque où moi aussi je vivais au bord de la mer. Le second aspect qui m'a convaincu de le lire, c'est cette histoire de femmes. Je vous raconte tout de suite :

Une femme décide de changer de vie après une séparation. Pourquoi ne pas ouvrir des chambres d'hôtes sur l'île de Ouessant. Malgré l'avis contraire de sa mère et l'accueil glacial des habitants, elle persiste à vouloir habiter sur cette île. Néanmoins, une femme assez âgée vient à sa rencontre, elles papotent, Soazic fait visiter sa maison, puis brusquement, la vieille dame s'en va après avoir vu un livre.

Peu de temps après, celle ci décède, et dans son testament elle charge la nouvelle venue de trier sa maison : de garder ce qui l'intéresse et de jeter le reste. Cette mission intrigue tout le monde, comment est ce possible?  Elles ne connaissaient pas tant que ça. Pourquoi a-t-elle choisi une inconnu pour cette tâche ?  Bien vite Soazic découvrira ses secrets.


J'ai bien aimé ce roman graphique parce que l'auteur a su montrer l’atmosphère particulière de la vie sur une île, et l'histoire de Ouessant. J'ai appris beaucoup de choses et d'ailleurs les dernières pages sont consacrées à expliquer l'histoire de cette île, les coutumes, des évènements importants. L'Histoire montre également le rôle important des femmes à diverses époques, en effet, quand les hommes sont absents parce qu'ils sont en mer, à la guerre ou décédés, ce sont les femmes qui font tourner la maison, le village, le pays. Elles prennent de grandes décisions, on leur donne des pouvoirs importants.
Et puis l'histoire de ce roman graphique est assez original. Jamais, je n'aurai imaginé la vérité sur cette femme. Je trouve que Soazic est bien perspicace. A sa place, je serais encore en train de chercher ou de faire des crêpes pour mes hôtes.




C'est d'ailleurs ce que je vous propose : une recette de pâte à crêpe sucrée et bretonne. Ma mère les appelle des crêpes en carton. Rassurez vous amis bretons, cela n'a rien de négatif, puis qu'on les adore et on les dévore.

La pâte à crêpes sucrées et bretonnes


Ingrédients pour une dizaine de crêpes :

 - 250g de farine de froment ou de blé type 55 (C'est la même chose, j'ai au moins appris cela avec cet article)
 - 50g de beurre
 - 50cL de lait
 - 10 cL d'eau
 - 4 œufs
 - 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
 - 1 pincée de sel

Versez dans un saladier l'intégralité de la farine, le sucre et le sel. Mélangez. Petit à petit, ajoutez le lait puis l'eau tout en battant avec un fouet. Faites fondre le beurre, puis ajoutez le au mélange. Finissez par ajouter les quatre œufs.

Laissez la pâte se reposer au frais pendant 30 à 45 minutes.

Beurrez une poêle à crêpes, versez y un peu de pâte. Faites la cuire environ 2 min par face.

Dégustez avec de la confiture, de la vergeoise, ou de la pâte à tartiner au caramel beurre salé pour faire totalement breton.


jeudi 7 juin 2018

La simplicité d'une tomate farcie pour Françoise Héritier

Au gré des jours de Françoise Héritier

 


Je connaissais l'auteur de nom. Je n'ai jamais rien lu d'elle mais je savais qu'elle était féministe, c'est ce qui m'a attiré. Ce n'est pas un ouvrage traitant de la condition des femmes même si ce sujet est abordé. C'est un ouvrage un peu particulier, autobiographique, il fait suite au Sel de la vie écrit quelques années auparavant. Il est divisé en deux parties : de bric et de broc et façonnages. Dans la première partie, elle fait un inventaire de toutes les petites choses qui la définissent, qui font partie de sa vie qui font qu'elle est ce qu'elle est. C'est assez simple, on se reconnait parfois. Je vous cite quelques exemples pour le plaisir.

 "... se geler dans les Abribus, avoir du mal à détourner les yeux d'un beau profil, boire avec plaisir le potage du soir des Hôpitaux de Paris, pester en cherchant ses clés au fond du sac ..."

" ... taire obstinément un secret, retrouver un objet perdu depuis des lustres coquinement logé dans un endroit improbable, se précipiter aux toilettes après avoir été tenue sur le seuil de la porte par des visiteurs peu pressés de partir..." 

Elle y note des anecdotes, des remarques, elle parle aussi beaucoup de cinéma. Les références sont même notés à la fin du livre pour ceux qui aimerait se laisser tenter.


La partie Façonnages s'étale davantage sur des aspects de sa vie, des anecdotes plus développées. Elle y explique par exemple comment la vie a fait qu'elle devienne ethnologue, qu'elle passe une partie de sa vie en Afrique, qu'elle succède à Claude Lévi-Strauss au Collège de France mais aussi comment enfant elle a découvert ce qu'étaient les règles. Je parle évidement des menstrues. 

J'ai beaucoup aimé la lecture de ce livre. La partie De bric et de broc est assez rafraichissante. Cela donne l'envie de s'y mettre. C'est d'ailleurs ce qu'on fait une grande partie de ses lecteurs du Sel de la vie. Elle raconte au début de ce livre que de nombreuses personnes lui ont écrit pour lui montrer leurs résultats de l'exercice. De nombreux profs de français ont fait de même avec leurs classes. Ce livre leur est donc en partie destiné. Cet exercice montre aussi de façon rapide et efficace les changements de la société et les petites choses sur lesquels l'auteur peut s'attarder étonnée.

"... voir un homme jeune et trapu, crâne épais et rasé, mollets poilus, bermuda et rangers, pousser d'une main la voiture d'un bébé délicatement protégé du soleil par une mousseline, tenant de l'autre un cornet double de glace à la fraise et y observer quelques changements bénéfiques survenus dans les mœurs.."

Ces petites choses contrastent assez avec certaines anecdotes qu'elle a vécu où seule femme dans un monde d'homme, on lui demande de prendre en note le compte rendu de la réunion. On peut remarquer aussi ces changements et pas seulement sur les relations homme/femme quand elle évoque son enfance, la guerre. C'est une femme intéressante qui avec ce livre assez court (146 pages) j'ai appris à connaitre. Elle m'a donné envie de s'attarder davantage sur son travail et même sur son domaine d'étude. 

Et finalement, on se rend compte que même les grandes femmes de ce monde apprécient avant tout les petites choses de la vie, la simplicité.

"saliver devant des plats simples tels que de belles tomates farcies ou une brandade de morue ou un hachis parmentier fait maison"

Donc voici pour Françoise Héritier et vous une recette de tomate farcie végétarienne.


Tomate farcie végétarienne

Ingrédient :
 - une tomate à farcir
 - du gruyère rappé
 - un œuf
 - du thym
 - sel/poivre

Préchauffez le four à 150°C (th5). Coupez le chapeau de la tomate. Videz l'intérieur à l'aide d'une cuillère. Réservez le. Réalisez un petit tapis de gruyère rappé à l'intérieur de la tomate afin d'y glisser un œuf. Le jaune et le blanc. Salez, Poivrez, parsemez d'un peu de thym. Ajoutez encore un peu de Gruyère et couvrez la de son chapeau. Mettez la dans un plat, ajoutez la partie intérieur dedans, versez y un peu d'eau.
Enfournez pour une vingtaine de minutes.
Dégustez cette merveilleuse mais simplissime tomate farcie sur un lit de coquillettes (qui me rappelle mon enfance) ou de riz si vous préférez.


jeudi 31 mai 2018

Jardinage et Tea Time pour Agatha Raisin

Agatha Raisin enquête : Pas de Pot pour la jardinière de M.C Beaton







C'est le troisième tome de cette série et le deuxième que je lis. J'avais beaucoup aimé le deuxième tome. Il était pour moi une bouffée de fraîcheur dans mes lectures. C'est donc avec grand plaisir que j'y retourne. On retrouve donc Agatha après son retour de vacances. Les choses ne sont pas restées tel quel à Carsely en effet une nouvelle venue s'est installée dans la maison de la malheureuse défunte du deuxième tome. Elle a déjà jeté son dévolu sur le beau James et sur les habitants en remettant au goût du jour le jardinage. Un grand concours du plus beau jardin est annoncé, Agatha compte bien le gagner coûte que coûte. Malheureusement, tout ne se passe bien : des jardins sont saccagés, des poissons sont assassinés et la nouvelle venue Mary est retrouvée par le duo Agatha James suspendue à une corde la tête plantée dans un pot de fleur. Bien que tout le monde déconseille à Agatha de se mêler de cette affaire, elle reprend du service. 

J'ai beaucoup aimé ce tome. Agatha est toujours aussi fraîche, loufoque bien qu'elle évolue. En effet, James s'intéressant à Mary, elle se détache un peu de lui. Elle devient même amie avec les deux. Ne me jetez pas des pierres mais cela me fait penser à la théorie de l'élastique du fameux livre Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus. (Oui, je l'ai lu ! mais il y a très longtemps j'étais jeune et j'ai été influencée par les livres de Louise Reninson) Plus elle s'éloigne de James, plus il veut passer du temps avec elle. Bref, j'attends de voir ce que cela donnera dans les autres tomes, mon côté fleur bleue attends qu'il se passe quelque chose entre eux. Affaire à suivre.



Du côté de l'affaire justement, l'auteur développe certains personnages et on en apprends un peu plus sur les habitants, les relations entre eux et notamment la famille du pasteur. On est presque malheureux de connaître les conclusions de cette affaire. Je vous rassure il n'y a pas que des personnes antipathiques et psychopathes dans ce village. On s'attache aux habitants surtout lorsque l'on se rend compte qu'ils adorent tous leur Agatha. L'intrigue est bien ficelée et on découvre en même temps qu'Agatha l’assassin de cette pauvre Mary.

Ce tome me donne encore plus l'envie de continuer cette série. J'ai même appris qu'il existe une série télé qui a été diffusée sur France 3. Peut être que je m'y pencherai un jour.

Pour le côté gastronomique de cette article, je me suis inspirée du tea time très important dans ce roman. Voici donc une recette de scones. Ils sont délicieux accompagnés de confiture de prunes. Mes invités du jour en ont fait qu'une bouchée.
Si vous prend l'envie de manger des scones salées, c'est ici



Scones sucrés  

Ingrédients :

 -  12 cL de lait (je n'ai pas essayé avec du lait végétal mais ça doit fonctionner)
 - 3 cuillères à café de levure chimique
 - 50g de beurre
 - 200 g de farine

Sortez le beurre du frigo 30 minutes avant de commencer ou passez le un petit coup au micro onde. Il doit être mou pas liquide. Préchauffez votre four à 180°C. 

Versez la farine dans un saladier, ajoutez y le beurre et mélangez à l'aide d'une cuillère en bois ou pour les plus téméraires avec les mains. 

Ajoutez au mélange la levure puis petit à petit le lait jusqu'à ce que la pâte soit assez ferme. A l'aide d'un rouleau à pâtisserie, étalez votre pâte sur un plan de travail. Ne le farinez pas trop. La pâte doit être assez épaisse (3 cm d'épaisseur environ). Découpez vos scones avec un emporte pièce ou un verre. Badigeonnez les avec du lait pour les dorer.

Enfournez les environ 10 minutes.

Servez les à l'heure du tea time avec de la confiture, du miel, ou du beurre.





jeudi 24 mai 2018

Tag sur les livres

Bonjour,

Aujourd'hui, je vous propose un article un peu particulier : un tag sur les livres. J'ai été taggué par Gaëtane, vous pouvez lire ses réponses ici. Commençons ce tag.


1. Avec quel(le) auteur(e) voudriez-vous partager un déjeuner ? 

Si je devais choisir un auteur pour partager un déjeuner voire plus (attention n'y voyez pas de sous entendu sexuel, il n'y en pas.), je choisirai Elizabeth Gilbert. J'imagine avec elle tout d'abord préparer un repas et discuter pendant ce temps là de ses techniques de cuisine, de ces plats préférés de ses voyages, de tout et de rien. Ensuite nous dégusterons ces plats avec des amis. Je trouve que dans les dîners entre amis, les discutions les plus intéressantes se passent à l'écart dans la cuisine. Quand on coupe des légumes, on se livre, on rigole, c'est vraiment sympa.

J'ai beaucoup aimé Mange, Prie, Aime et L'empreinte de toute chose. Ces livres sont vraiment inspirants. Ils donnent envie de voyager, d'apprendre de nouvelles choses, de vivre plus simplement, sans stress. J'aimerai beaucoup lui poser plein de questions, et refaire le monde avec elle. 

2. Quel(le) auteur(e) voudriez-vous ramener à la vie ?  

Léon Tolstoï ! Il a écrit des chefs d’œuvres : Anna Karénine, Guerre et Paix. Imaginons s'il avez eu plus de temps, il aurait peut être pu en écrire bien d'autre. 

Mis à part l'envie de découvrir d'autres livres incroyables, j'aimerai bien aussi prendre du temps pour discuter avec lui. Je trouve qu'il a des idées incroyablement modernes pour son époque. Dans Anna Karénine, il met Lévine sur un piédestal parce qu'il ne veut pas habiter la ville, il préfère la campagne, le contact avec la nature. Il ne veut pas de cette vie moscovite superficielle que vivent les autres personnages. Cela fait aussi partie de mes principes de vie. Je veux prendre le temps, je ne veux pas me comparer aux autres, j'ai ce que j'ai et je n'en veux pas plus. J'ai l'impression que Tolstoï adhère aussi à ces principes. On s’entendrait peut être super bien.

3. Quel livre voudriez-vous racheter pour le plaisir d’avoir une édition plus belle ?


J'ai pas mal de belles éditions dans ma bibliothèque. Elles sont souvent chinés et viennent à moi sans que je les cherche spécialement. Généralement, ce sont des classiques : les contes de Grimm, les romans des sœurs Brontë, les romans de Jules Verne. Si je devais en avoir d'autres, j'aimerai bien de belles éditions des romans de Tolstoï, des livres de Simone de Beauvoir par exemple.





4. Quel livre, que tout le monde (ou presque) a lu, ne vous fait pas envie du tout ?

 

Je ne dis jamais que je ne lirai pas un livre. Ils viennent aussi à moi de façon aléatoire : entre les livres que l'on me prête, ceux que j'emprunte, je peux donc essayer sans avoir peur de me tromper. Quelques fois, la curiosité me pousse à lire des livres qui ont eu beaucoup de succès mais sans pour autant qu'ils m'attirent. C'est ce qui est arrivé pour Twilight. J'ai lu, j'ai vu ce que c'était. 

Si vraiment je dois citer des livres, je dirais les livres adolescents/jeunes adultes. Sur la blogosphère, je vois beaucoup de titres qui sont lus mais aucun me donne envie. J'ai l'impression que ces séries sont crées et écrites pour vendre du livre. J'ai lu des livres pour ado quand j'avais cet âge : les Meg Cabot, les journaux intimes de Georgia Nicolson ... A cette époque, je ne pense pas qu'il y avait autant de business autour.

5. Quel genre vous fait envie, sans que vous osiez vous lancer ?

 

La servante écarlate m'a donné envie de lire davantage de dystopie. J'ai déjà lu 1984 dans le passé, j'avais beaucoup aimé. J'aimerai découvrir ce style mais j'ai aucune idée d'autres titres que je pourrai lire et aimer. Si vous avez des titres, je suis preneuse.


Je ne taggue personne mais si vous êtes intéressé par ce tag, faites le moi savoir et je serai ravie de lire vos réponses.

 


jeudi 17 mai 2018

Huis clos mortel, odeur d'amande pour Camilla Läckberg

Cyanure de Camilla Läckberg





Je vous avez déjà parlé de Camilla Läckberg dans mon article sur son roman L'enfant Allemand. J'aime beaucoup son univers. Les personnages y sont intéressants et bien travaillés. On s'attache à eux et même ceux qui sont en apparence antipathiques donnent envie de s'y intéresser. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman un peu particulier.

Cyanure est un court roman en comparaison des autres. Il est centré sur Martin Molin, un policier collègue de Patrick Hedström. Ce dernier et sa petite famille n'apparaissent pas dans cette histoire.

Martin et sa petite amie se rendent sur une île à quelques jours de noël pour une réunion de famille. Ils se retrouvent autour du grand-père, un homme fortuné. Celui-ci après avoir attaqué chaque membre de la famille sur sa façon de gérer son argent, et leurs projets professionnels, meurt brutalement. Une odeur d'amande saisie le nez du policier. Celle ci est caractéristique d'un empoisonnement. Aucun moyen de contacter l'extérieur, une tempête de neige les bloque sur l'île et empêche de passer des communications téléphoniques. Débute alors une enquête en huis clos. Les membres de cette famille ne montre pas de tristesse. Ils se montrent seulement inquiet par la menace du grand père de les déshériter.



Seul le frère de la petite amie de Martin semble être affecté par ce meurtre. Il sera retrouvé mort quelque temps après. Martin interroge chaque membre de cette famille bien curieuse, mais se sent démuni. Patrick et son génie lui manque énormément.

Ce roman m'a plu mais pas autant que les romans précédents de l'auteur. En tant normal, j'aime beaucoup Martin parce qu'il se montre professionnel, se donne entièrement aux enquêtes et aide beaucoup à la résolution. Dans ce roman, il se montre moins carré, il est moins confiant et j'ai l'impression qu'il attend que cette tempête finisse enfin pour s'éloigner de sa petite amie qu'il n'apprécie plus tellement.

Les membres de la famille de Lisette sont vraiment antipathiques, froids, seul l'argent compte. Il n'y a pas beaucoup de solidarité entre eux. Étrangement, personne ne s'accuse.

J'ai apprécié tout de même ce roman parce qu'il montre les influences littéraires de Camilla Läckberg. Il y a beaucoup d'Agatha Christie et de Sherlock Holmes. Je suis pas une grande lectrice de ce genre donc je n'ai pas pu voir peut être toutes les références mais cela donne envie de s'y plonger.

Si vous voulez lire une autre chronique sur ce roman, Gaëtane en a publié une ici hier.

La nourriture a une grande place dans ce roman. Que faire sur une île quand il y a une tempête de neige ? Manger est une façon d'occuper le temps. Les petites brioches à la cannelle apparaissent et disparaissent aussitôt. Si elles vous font envie, je vous ai partagé la recette dans le précédent article sur l'enfant Allemand. Aujourd'hui, j'ai décidé de continuer mes expériences avec le lait d'amande. Après le clafoutis aux fraises, voici des petites crèmes au chocolat.



Petites crèmes au chocolat

Ingrédients :
 - 50 cL de lait d'amande
 - 2 bonnes cuillères à soupe de Maïzena
 - 2 cuillères à soupe de sirop d'érable
 - 4 bonnes cuillères à soupe de cacao non sucré

Dans une casserole, mélangez le lait d'amande, le sirop d'érable. Versez une partie de ce mélange dans un bol. Ajoutez y la maïzena et le cacao.

Faites chauffer la casserole à feu doux. Lorsque l'ébullition commence, versez y le contenu de votre bol. Laissez cuire quelques minutes en remuant pour éviter la formation de grumeaux.

Répartissez votre crème dans des ramequins. Laissez refroidir et réservez au frigo.

Bonne appétit  

vendredi 11 mai 2018

Le lait végétal dans un clafoutis, le lait maternel pour Elisabeth Badinter

L'amour en plus d’Élisabeth Badinter

 


Sur ce blog, je vous parle beaucoup de féminisme, d'auteurs, de livres et de romans : par exemple ici ou ici ou . Je ne vous avez pas encore parler des livres d’Élisabeth Badinter, femme de lettre, philosophe, féministe. Je l'ai découverte avec un livre sur la masculinité trouvé dans un easy cash : XY de l'identité masculine, elle a également sortie récemment un ouvrage sur Marie-Thérèse la mère de Marie-Antoinette intitulé Le Pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d'Autriche . Aujourd'hui je vais vous parler de son premier livre : L'amour en plus publié en 1980.



Élisabeth Badinter y aborde le sujet de l’allaitement et par ce biais, elle en vient à parler de la place de la femme et de l'enfant dans la société depuis le moyen âge. On découvre contrairement à ce que l'on pourrait croire que l'allaitement n'était déjà pas une pratique automatique. On sait que les aristocrates avaient recours à des nourrices, des femmes qui allaitaient à leur place. Ce n'était pas les seules. De plus en plus de femmes suivirent cet exemple : les bourgeoises, les femmes d'artisans, celles qui avaient besoin de travailler. Ayant beaucoup moins d'argent, elles envoyaient leurs enfants à la campagnes au près de femmes de paysans. Cette pratique n'était pas sans conséquences et beaucoup d'enfants moururent soit pendant le trajet, soit durant la première année, faute de nourriture suffisantes, ou de soins. La mortalité infantile était très importante, des études ont eu lieu à l'époque sur ce phénomène qui inquiétait. On voyait déjà à l'époque que la conciliation entre la vie professionnelle ou intellectuelle et la vie familiale n'était pas facile. Des femmes préféraient alors leurs vies sociales, professionnelles au quotidien de mère. Le rejet de la vie familiale constituait déjà une certaine émancipation qui fut vite réprimée.

Des intellectuels se sont insurgés contre ce phénomène et ont écrit des ouvrages à destinations des mères. L'allaitement est bien évidement la première prescription faites aux femmes. On y vente tout les bienfaits pour les enfants mais aussi pour les mères. En effet, selon eux cela procure du plaisir. Le plus célèbre de ces ouvrages est L'Emile ou de l'éducation de Rousseau.


 La publication de ces nombreux ouvrages a modifié les comportements chez les femmes à tel point qu'elles règneront dans leurs foyers, sur la vie de leurs enfants et ne laisseront plus aucune place au père. L'apogée de cet état de fait arrive avec les théories psychanalytiques de Freud. Avec la psychanalyse, nous sommes plus dans l'injonction d'élever et d'allaiter les enfants, mais dans la culpabilisation des mères. Elles ne font pas assez bien. Toutes les déviances, les psychoses sont de la fautes bien souvent de la mère.


Après la lecture de cette historique, le dernier chapitre nous fait le plus grand bien. L'auteure remercie toutes les féministes qui ont réussi à changer cet état de fait par leurs actions et ont pu démontrer que les théories psychanalytiques étaient obsolètes. Freud pensait décrire des faits biologiques, ce n'était que des faits produits par la société. Elles montrent les évolutions du aux mouvements féministes. Elle est positive sur l'avenir, et évoque même un rebond des pratiques d'allaitement fin des années 70. 38 ans après, nous pouvons dire qu'elle avait raison, ces évolutions continuent même s'il y a encore du travail en terme d'égalité homme-femme, et sur la vision de l'allaitement.

Je me suis un peu intéressée à l'allaitement de nos jours. Dans ma famille, ce n'est pas une pratique courante, je n'ai pas été allaité. Sur huit bébés nés du côté de ma famille maternelle, seul un a été allaité. Je suis allée consulter les statistiques. Il apparait que la France fait partie des pays qui allaite le moins. En 2013, 66% des bébés étaient allaités à leurs naissances. A 11 semaines, ils n'étaient plus que 40%. En Suède, en Norvège, 99% des bébés sont allaités à la naissance. Autant dire que nous sommes à la traine comme toujours. Et pourtant, cela doit rester un choix, tout comme d'avoir des enfants. La société est forte pour nous foutre la pression sur nos utérus et ensuite nous faire culpabiliser de ne pas être une bonne mère : ne pas allaiter, s'amuser, re travailler rapidement. Rappelez vous des réactions quand Rachida Dati reprenait son travail de ministre après son accouchement. Est ce que le fait d'être mère, doit nous obliger à être seulement mère ? L'allaitement n'est pas toujours quelque chose de simple et naturel, d'ailleurs notez le nombre d'articles de ce dossier qui traite des difficultés rencontrées.

J'ai beaucoup appris de ce livre, et j'ai remarqué que souvent ceux qui jugent les femmes d'être de mauvaises mères sont bien souvent des hommes. Et cela remonte loin dans notre Histoire: du début de la culture judéo-chrétienne à la psychanalyse, cela fait des siècles de jugement, de pression. Je trouve surtout cela culotté au vu de leur implication dans l'éducation des enfants. Ce que je retiens donc de ce livre c'est : vive les féministes, continuons notre combat, impliquons les hommes dans leur paternité, assumons nos choix, et fuck à ceux qui essaient de nous culpabiliser.

Du lait maternel au lait végétal, il n'y a qu'un pas ou peut être plus... J'ai décidé récemment d'arrêter de consommer du lait de vache. Je ne le digère plus. Voici donc la recette d'un clafoutis aux fraises avec du lait d'amande.


Clafoutis aux fraises au lait d'amande

Ingrédients :

 - une quinzaine de fraises
 - 40 g de sucre
 - 40 g de maïzena
 - 2 œufs
 - 20 cL de lait d'amande

Préchauffez le four à 180°C. Lavez et équeutez les fraises. Dans un saladier, mélangez le sucre aux œufs. Ajoutez la maïzena et le lait d'amande. Mélangez.

Dans 4 mini cocottes, ou ramequins, répartissez les fraises, puis le mélange.

Enfournez et laisser cuire pendant 25 à 30 min selon la puissance de votre four.

Laissez refroidir et dégustez.






jeudi 26 avril 2018

Un milkshake à Baltimore avec Joël Dicker

Le livre des Baltimore de Joël Dicker


Si vous avez lu La vérité sur l'affaire Harry Quebert, vous vous souvenez surement de Marcus Goldman. Il cherchait à laver la réputation d'un professeur qui avait été un véritable mentor pour lui. Dans ce roman de Joël Dicker, nous retrouvons ce personnage qui nous en dit plus sur sa famille. Il fait parti des Goldman de Montclair, un branche de la classe moyenne de la famille Goldman. Il passera beaucoup de temps avec les Goldman de Baltimore pendant son enfance et son adolescence pour retrouver ses cousins du même âge. Il admire beaucoup cette branche de la famille. Ils ont plutôt bien réussi dans leur vie et possèdent tous les signes extérieurs de richesse : la très belle maison avec de nombreuses chambres d'amis, les vacances en Floride... La grand mère souligne en plus la différence de réussite à chaque fois qu'elle les croise créant un sentiment de honte chez Marcus.

Marcus décide au début de ce roman de retourner en Floride pour écrire. Il rencontre par le biais d'un chien, une ancienne amie devenue entre temps star de la chanson. Il l'avait rencontré à l'époque à Baltimore en même temps que ses cousins. Il l'avait fuit après le drame et n'avait eu de nouvelles qu'à travers la presse people. Cette rencontre va raviver ses souvenirs d'enfance et sera le point de départ d'un nouveau roman.



Tout comme La vérité sur l'affaire Harry Quebert, ce roman donne envie de tourner les pages et de découvrir la suite. J'avais très envie de découvrir ce qu'était ce drame. On a quelques indices au début du roman, on apprend que son cousin Woody entre en prison mais pourquoi, on ne sait pas. Est ce cela le drame ? ou pas. On remonte très loin dans l'enfance pour découvrir ce qu'étaient leurs liens à ces trois cousins et à quel point ils étaient attachés les uns aux autres malgré les difficultés de la vie. On apprend aussi petit à petit ce qui les séparera et sera à l'origine du drame.

J'ai beaucoup vu des critiques négatives sur les romans de Joël Dicker sur la blogosphère ces temps ci. Je ne les comprends pas tellement parce que j'ai beaucoup apprécié ces deux livres. Malgré le nombre important de pages, je les ai lu rapidement et avec beaucoup d'envie. Pour moi, il mérite son succès tout autant l'un que l'autre. J'aurai un seul bémol à écrire sur Le livre des Baltimore. J'ai trouvé que les personnages de Hillel et Woody étaient beaucoup trop développés. J'ai eu l'impression que c'étaient eux les personnages principaux de l'histoire (Et c'est peut être eux tout compte fait, Marcus n'est peut être qu'un prétexte pour raconter cette histoire mais aussi celle de son professeur dans La vérité sur l'affaire Harry Quebert). Et je devais faire un effort en me disant : "non mais le narrateur c'est Marcus pas Hillel". J'ai beaucoup apprécié cette histoire de famille, et j'étais heureuse de connaitre la fin et de me rendre compte que Marcus avait fait beaucoup de chemin, avait vaincu ses fantômes, sa honte et avait pardonné à sa famille de n'être que ce qu'ils étaient.

Quelques fois ces cousins se rendaient dans un fast food pour sortir et refaire le monde. Je me suis inspirée de ces sorties pour réaliser un milk shake gourmand à la fraise.



Milk shake gourmand à la fraise

Ingrédients (pour deux milk shake) :

 - 25 cL de lait frais
 - 4 bonnes cuillères à soupe de glace à la vanille
 - 10 fraises + 2 fraises pour le décor
 - de la crème chantilly

Lavez et équeutez dix fraises. Coupez les grosses en morceaux. Mettez vos fraises dans le blender avec le lait et la glace. Mixez, mélangez quelques instants.

Versez ce mélange mousseux et appétissant dans deux grands verres. J'ai utilisé deux verres à bière de 25 cL mais on peut utiliser des coupes de glaces, des bocaux ...
Ajoutez un nuage de chantilly et une fraise préalablement lavée et coupée en deux pour le décor.

Dégustez froid.


vendredi 20 avril 2018

Entre Dieu et moi, c'est fini, un roman de Katarina Mazetti

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti.

 


L'auteure vous dit peut être quelque chose, il s'agit de l'auteure du mec de la tombe d'à côté, qui a eu un certain succès, il y a quelques années. L'auteur conjugué avec ce titre m'ont donné envie d'acheter ce livre, en effet j'étais en pleine crise spirituelle (Dieu m'a rejeté !). Si vous aussi êtes dans ce cas, peut être faut il passer son chemin, ce livre ne donne pas de réponses, il pose plutôt des questions et nous réconforte sur le fait que l’existence de Dieu est souvent remis en question à cause de la vie après la mort. Et justement en parlant de mort, ce roman aborde cette question de façon intéressante.

C'est l'histoire d'une adolescente suédoise qui a perdu sa meilleure amie. Elle raconte l'année qu'elle a passé avec elle pour se remémorer les bons moments mais aussi ceux qui lui ont échappés. Comme toutes les adolescentes, elles parlent garçons et pouvoir de séduction, vêtements, parents, l'école et les pestes qui l'y peuplent, mais aussi un peu société et religion. Ce roman peut paraître au premier abord quelconque mais les personnages ont réussi à me toucher. En tournant la dernière page du livre, j'étais émue. Linnea, cette adolescente de quinze ans a aussi une personnalité qui est bien développée dans ce roman : elle parle aux murs, a des réflexions pertinentes et elle peut être drôle. C'est pourquoi on s'attache à elle.


L'histoire est intéressante et tout au long du roman on se demande ce qui est arrivé à Pia l'amie de Linnea. Quelques indices sont glissés au fur et à mesure des pages et nous donne très envie de tourner les suivantes pour connaitre enfin ce mystère. Le roman est court, le style est simple. Ce livre pourrait plaire aussi bien aux adolescents qu'aux adultes.

Je voulais pour accompagner cette lecture vous réaliser des bagels roses et j'ai oublié d'intégrer la poudre de betterave pour colorer la pâte de façon naturelle. Je me suis inspirée pour cette recette du dossier Bagel du magazine Vital food de ce mois ci. J'ai d'ailleurs découvert cette revue qui est génialissime et hyper inspirante.


Les bagels qui voulaient être roses

Ingrédients (pour 3 Bagels) :
 -  250 g de farine T65
 - 1 sachet de levure de boulanger
 - 12 cL d'eau tiède
 - 15g de sucre
 - 2 cuillères à café d'huile d'olive
 - 1 cuillère à café de sel
 - 1 œuf
 - 4 cuillères à café de poudre de betterave (si vous souhaitez que vos bagels soient roses)
 - graines de sésame et de pavot

Pour le pochage
 - 3l d'eau
 - 3 cuillères à café de sel
 - 15g de Maïzena
 - 15g de cassonade

Pour la garniture
 - un demi concombre
 - un demi oignon rouge
 - une dizaine de radis roses
 - du jambon fumé
 - un yaourt nature
 - le jus d'un demi citron
 - persil
 - sel et poivre

Dans un saladier ou dans la cuve d'un robot pâtissier muni d'un crochet, versez la farine. Versez le sucre, la poudre de betterave et le sel tout autour. Creuser un puits dans la farine. 

Dans un verre, mettre la moitié de l'eau tiède et le contenu du sachet de levure boulangère. Mélanger et laisser agir quelques minutes. Versez ensuite dans le puits. Versez le reste de l'eau puis ajoutez l'huile.

Pétrissez la pâte pendant au moins 10 minutes. Déposez la pâte ensuite dans un plat. Recouvrir de film alimentaire et d'un torchon. Laissez reposer et gonfler dans une pièce chaude. La pâte doit doubler de volume. Cela pendra au minimum 1h30 mais peut être plus si votre pièce n'est pas assez chaude.

Reprenez ensuite votre pâte, donnez lui des petits coups avec la paume de la main pour chasser le gaz issu de l'activité de la levure. Découpez la en trois parts égales. Sur un plan fariné, formez des boudins assez long pour que lorsque vous formerez les anneaux, le trou soit assez conséquent.

Réservez vos bagels au frigo après les avoir recouvert de film alimentaire pendant au moins 30 min. Là encore vos bagels doivent doubler de volume.

Préchauffez votre au four à 210°C (Th 7). Mettre une casserole d'eau à bouillir. Versez y le sel, la cassonade, et la maïzena. Pochez les bagels. Plongez les une première fois une minute puis retournez les et replongez les 30 sec.

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, déposez vos bagels. Battez l’œuf puis badigeonnez les. Saupoudrez vos graines de pavot et de sésame. 

Cuire pendant 15 min . Les bagels doivent devenir bien dorés.

Préparons maintenant la garniture. Comme le conseille Jamie Oliver, utilisons nos robots ménager pour émincer nos légumes. C'est un gain de temps incroyable. Coupez en deux votre oignon, et émincez le grâce à votre robot. Faites de même avec le concombre, et les radis. 

Pour réaliser la sauce qui accompagnera les légumes, mélangez un yaourt nature, avec le jus de citron, et le persil. Salez et poivrez à votre goût.

Coupez en deux vos bagels refroidis, déposez une cuillère de votre sauce, ajoutez le mélange de légumes. Si vous souhaitez manger de la viande, vous pouvez y ajouter une tranche de jambon fumé, mais ce n'est pas obligatoire. Redéposez une cuillère de sauce et fermez votre pain.

Dégustez, c'est frais, c'est bon, ça sent le printemps.


jeudi 12 avril 2018

Le plein de vitamine C pour la Servante écarlate.

La Servante écarlate de Margaret Atwood


J'ai voulu découvrir ce roman après tout ce que j'ai lu sur la blogosphère. Le sujet me faisait vraiment envie. Lire ce livre, c'est entrer dans un monde où tout a changé pour les femmes. La fertilité a diminué à cause de la pollution rendant les femmes fertiles très précieuses pour cette société. Elles sont mises à la disposition d'hommes riches et de leurs épouses afin de leur donner une descendance. Ce sont les servantes écarlates. Les autres femmes sont soit des "marthas" des employées de maison, soit des "tantes" des instructrices dans les écoles formant les servantes écarlates soit elles sont déportées dans les colonies pour manipuler des déchets toxiques ou cultiver le coton et les tomates. Ces femmes sont déportées parce qu'elles sont trop vieilles, infertiles ou gênantes pour la société.

On apprend en lisant ce roman qui est en fait un témoignage écrit par une de ces servantes écarlates : Defred, qu'elles sont très précieuses mais elles sont esclaves. Elles n'ont pas le droit de lire, de regarder la télévision, de s'enduire de crème hydratante, elles n'ont pas le droit d'utiliser leur vrai prénom. Defred signifie qu'elle appartient à Fred. Elles doivent en plus se livrer à une cérémonie d'accouplement chaque mois au moment de leur ovulation.



Defred nous fait part des évènements qu'elle vit mais aussi ces souvenirs d'avant avec son mari, sa fille, sa meilleure amie, son passage dans cette école formant les servantes écarlates. C'est comme cela qu'on apprend beaucoup sur cette nouvelle société.

Ce roman donne à réfléchir et je me suis posé longtemps la question : Comment les États-Unis ont pu basculer dans ce monde ? Les États-Unis sont pour moi le pays de la liberté par excellence. On y tolère des choix de vie totalement différents : Entre Hugh Hefner et les Mormons, il y a tout un monde. Et comment des millions d'Américains et d’Américaines ont pu accepter ces changements ? Alors je sais bien que cette histoire n'est qu'une fiction mais dans d'autres parties du monde, on a pu observer à de nombreuses reprises des minorités imposer des diminutions de liberté individuelle au plus grand nombre. Je peux citer de nombreux exemples : l'Allemagne Nazie, et à notre époque Boko Haram au Nigéria.

J'ai eu ma réponse quelques dizaines de pages plus tard et c'est effrayant ! Je ne vous spoilerai pas, lisez et vous trouverez cela effrayant et totalement plausible et d'autant plus avec nos nouvelles technologies. 

J'ai beaucoup apprécié la postface de l'auteur qui nous apprend dans quel contexte elle a écrit cette dystopie et on peut se rendre compte alors de son génie. Elle a imaginé des choses qui pour elle étaient possibles ou ont déjà eu lieu et c'est ce qui donne une autre dimension à son texte, et tout cela au début des années 1980. Et c'est pour cela que je trouve ce roman intéressant mais effrayant.

Au delà du thème, j'ai pris plaisir à cette lecture, le style est agréable même si j'ai trouvé qu'il y avait quelques fois des longueurs dans le texte. Je vous recommande vraiment ce roman. Pour la série, je ne pourrai vous conseiller, je ne l'ai pas vu, mais j'ai bien envie de le faire. Cela m'a aussi donné envie de lire d'autres dystopies. J'ai lu il y a quelques année 1984 de Georges Orwell qui a inspiré Margaret Atwood. Je l'ai beaucoup aimé. Il fait parti de mes classiques.

Pour illustrer ce roman, je vous ai concocté une salade qui permet de faire le plein de vitamine C. En effet, Defred voulait manger des oranges, elles étaient devenues rares dans ce monde. Moira, la meilleure amie de Defred a même attrapé le scorbut.



Salade pour un plein de vitamine C

Ingrédients :
 - la moitié d'un verre de mélange blé-quinoa
 - quelques feuilles de jeunes pousses : un mélange de saison
 - trois billes de mozzarella
 - une orange sanguine
 - un demi poivron rouge en bocal. Ce n'est pas la saison du poivron, mais ce dernier apporte un max de vitamine C. Vous pouvez à la belle saison, faire des bocaux avec des poivrons grillés et les manger tout au long de l'année, ou les acheter en supermarché.
 - persil frisée frais. Le persil est riche lui aussi en vitamine C.
 - quelques radis roses

Pour la vinaigrette
 - le jus et le zeste d'une orange bio
 - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
 - 3 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
 - une échalote 
 - sel/poivre

Dans une casserole d'eau bouillante versez la moitié d'un verre du mélange blé-quinoa. Laissez cuire 10 minutes. Égouttez puis déposez dans votre assiette le mélange cuit.
Lavez et essorez vos jeunes pousses, puis les disposer également dans votre assiette. 
Coupez les radis en rondelles fines. Coupez en petites tranches votre demi poivrons. Coupez des suprêmes de votre orange sanguine. Disposez le tout dans votre assiette avec vos billes de mozzarella.
Émincez un petit bouquet de persil et saupoudrez votre salade. Assaisonnez à votre goût. 

Pour réaliser la vinaigrette, prélevez le zeste d'une orange, puis presser le jus. Ajoutez à cela 3 cuillères à soupe d'huile d'olive et du vinaigre de cidre dans les mêmes proportions. Émincez une échalote que vous ajouterez au mélange. Salez et poivrez.

Bonne dégustation.



jeudi 5 avril 2018

N'embrasser pas qui vous voulez, une autre plongée dans l'enfance sous une dictature soviétique

N'embrassez pas qui vous voulez de Marzena Sowa et Sandrine Revel


Après m'être plongée dans les souvenirs culinaires d'Alice Danchokh, qui a passé son enfance en URSS, j'ai décidé de continuer mon voyage dans l'enfance soviétique avec cette bande dessinée. Point de référence à la gastronomie russe ou polonaise dans cet ouvrage mais je vous partagerai une recette d'un gâteau aux pommes d'une grand mère russe à la fin de cet article. Elle provient également du roman d'Alice Danchokh : Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse.

J'avais beaucoup aimé les souvenirs culinaires d'une enfance heureuse mais je trouvais qu'il manquait des parties sur ce que vivait la population pendant cette dictature. On pouvait y voir la vie dans les appartements communautaires, les restrictions en terme de nourriture, d'objets manufacturés mais il manquait pour moi la propagande, la peur, la méfiance. Dans cette bande dessinée, cet aspect de la vie sous la dictature y est parfaitement décrit. Certes les adultes peuvent protéger leur enfants de cette peur, de cette méfiance mais c'est tout de même un climat que les enfants peuvent ressentir. Ici, nous pouvons voir la propagande. En effet, l'histoire s'ouvre sur un cinéma ou l'école regarde un film sur la grandeur du camarade Staline. Le personnage principal, un écolier essaie d'embrasser sa voisine sur la bouche. Cette dernière est choquée, dégoutée et se met à crier. La séance est arrêtée. Le garçon se retrouve dans le bureau du directeur pour expliquer son geste.


Pendant qu'il s'explique, la classe est cuisinée par la maitresse. Certaines informations délicates sortent de la bouche de ses camarades. Son père se procure des livres avec des dessins. Le soir même chacun rentre chez lui mais on peut voir que ce geste anodin peut avoir des conséquences terribles pour la vie de chacun : être arrêté, disparaitre... Les enfants comprennent qu'il faut se méfier de tout le monde, se taire mais que pour autant on peut se rebeller, développer son imaginaire. Personne ne peut interdire le droit de penser.

Cette bande dessinée permet de réfléchir à cette époque et permet de comprendre qu'il est important de s'accrocher aux petites choses pour ne pas devenir un robot : la poésie, les dessins, l'imagination, l'amour, se vernir les ongles des orteils... et finalement, ce ne sont pas simplement des petites choses.

J'ai vraiment compris cette bande dessinée en lisant la post-face parce qu'il m'a permis de comprendre le cheminement de l'auteur. Si elle n'était pas là, je serai passé à côté, j'ai eu du mal à repérer les moments où on changeait de chapitre parce que les couleurs sont toujours les mêmes : du vert, du beige, ocre... Mais finalement, cela montre aussi l'austérité de l'époque.

Et voilà comme promis cette recette de gâteau à la pomme d'une grand mère russe. Il est vraiment délicieux, et assez copieux pour un diner de famille.



Gâteau aux pommes Grand mère Russe

Ingrédients :
Pour la pâte sablée :
 - une demi cuillerée à café de bicarbonate de soude
 - cent cinquante grammes de crème fraiche
 - cent cinquante grammes de margarine ramollie
 - un demi verre de sucre en poudre
 - deux sachets de sucre vanillé
 - deux verres ou deux verres et demi de farine

Pour le gâteau de pommes
 - un kilo de pommes épluchées (Les Antonov correspondent le mieux mais vous pouvez choisir une variété de pommes acide et ferme.)
 - le jus d'un citron
 - un verre de sucre en poudre + deux cuillerées
 - trois cuillerées à soupe de farine
 - quatre sachets de sucre vanillé
 - deux œufs
 - deux cent grammes de crème fraiche

Pour préparer la pâte sablée, mélangez une demi cuillerée à café de bicarbonate de soude préalablement humidifiée à la crème fraîche. Ajoutez la margarine, les sucres et la farine. Mélangez. Vous pouvez utiliser un robot ou pétrir à la main jusqu'à ce que la pâte ne s'effrite plus.
Beurrez un moule puis foncez la pâte dans ce moule.

Lavez, épépinez les pommes puis les couper en très fines lamelles. Aspergez les au fur et à mesure de jus de citron pour éviter le noircissement de vos fruits.

Préchauffez le four à 180°C. Ajoutez à vos pommes un verre de sucre en poudre, une cuillerée à soupe de farine et deux sachets de sucre vanillé. Remuez bien le tout et étalez sur la pâte vos lamelles de pommes.

Avant de mettre au four le gâteau, versez sur les pommes une sorte d'omelette sucrée. Pour cela mélangez deux œufs battus, deux cents grammes de crème fraîche, deux sachets de sucre vanillé, deux cuillerées à soupe de farine, deux cuillerées de sucre. Battre au mixeur votre mélange avant de de le versez sur votre gâteau.

Enfournez et laissez cuire pendant 40 min. Laissez refroidir avant de déguster. Il est très bon le lendemain et se conserve très bien.




jeudi 29 mars 2018

Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse (en URSS)

Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse d'Alice Danchokh

 


 


Depuis mon voyage en Moldavie, l'URSS me fascine. C'est étrange d'être fascinée par une dictature mais il y a des tas de gens qui aime regarder des documentaires sur l'Allemagne Nazie donc pourquoi pas l'URSS ! Et puis, en ce moment, on parle beaucoup de la Russie : invitée d'honneur au salon du livre, coupe du monde, Poutine. C'est d'ailleurs au salon du livre de Paris que je suis tombée sur ce livre vendu comme un portrait étonnant de la vie quotidienne en URSS. C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman.

Dans l'avant propos, on apprend que l'auteur lors d'un dîner littéraire qu'elle avait préparé, reçut moult compliments de la part de ses convives. On l'invita à écrire un livre de cuisine. Elle ne voulait pas comme d'autres célébrités pondre un opus en lien avec un chef cuisinier, elle décida donc de raconter son enfance au travers de la cuisine et des saveurs.


Elle a eu raison. On y a apprend beaucoup de la vie en URSS d'une famille moscovite plutôt aisée (je pense). Il y a beaucoup d'artistes dans sa famille et des commerçants. L'auteure est à cette époque une joyeuse petite fille qui rêve de devenir danseuse. Elle passe beaucoup de temps avec ses grands parents. Elle voyage et passe ses vacances en Crimée. Les rencontres avec les différents membres de la famille sont l'occasion de saliver ... ou pas devant des descriptions de plats. D'ailleurs c'est ce qui est intéressant dans ce livre, l'auteure raconte aussi bien des expériences positives avec la nourriture que les négatives. Les moments quotidiens sont évoqués comme lorsqu’elle mange des graines de tournesol avec les autres enfants, mais aussi les jours de fêtes : Pâques, noël... avec sa famille. La cuisine est aussi l'occasion de parler des appartements communautaires propre à cette époque et de la vie qu'on y menait et bien évidement de la question du rationnement même si ce roman reste très positif et plein de bon souvenirs d'enfances.

Elle livre en plus beaucoup de recettes de famille. Si vous ne connaissez pas la cuisine russe, c'est assez étonnant. J'ai d'ailleurs cuisiné pour vous une omelette russe. Il ne faut pas croire qu'une omelette est une omelette peu importe d'où elle vient. Je peux vous assurer qu'une omelette russe n'a rien à voir avec son homologue espagnole ou turc.



Omelette russe 

Ingrédients :
 - deux œufs
 - trois cuillères à soupe de crème fraîche
 - un demi verre d'eau
 - une cuillère à soupe d'huile
 - une demi cuillère à café de bicarbonate de soude
 - une demi cuillère à café de sel
 - deux cuillères à soupe de farine
 - cinquante grammes de fromage à pâte dure
 - une petite pomme de terre cuite à l'eau
 - quelques champignons
 - une petite branche d'aneth

Battre dans un saladier les œufs, la crème, l'eau, l'huile, le bicarbonate, le sel, le fromage, la pomme de terre préalablement écrasée en purée, les champignons et la farine.

Versez dans une poêle chaude le mélange, couvrez et laissez cuire à feu doux pendant un petit quart d'heure.

Dans la recette, il est conseillé de parsemer ensuite l'omelette d'oignon vert haché menu, ou de le remplacer comme je l'ai fait par de l'aneth ou de la coriandre.

samedi 17 mars 2018

Le premier roman (féministe) d'une Secrétaire d'Etat

Pas plus de 4 heures de sommeil de Marlène Schiappa






Pour une fois, ce n'est ni la couverture ni le titre qui m'ont attiré mais l'auteure. Je ne savais pas du tout que notre secrétaire d’état à l’égalité Homme Femme écrivait des romans et encore moins de ce type. Ce roman nous parle de femmes confrontées à la dure conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle. Les deux personnages principaux : Morgane et Émilie étaient amies au lycée. Elles se sont petit à petit perdues de vues et se retrouvent via Facebook alors qu’Émilie fête ses trente ans. Ce n'est d'ailleurs pas un anniversaire joyeux. Son mari ne lui a acheté qu'un gilet : pas de resto en amoureux, pas de fête surprise, pas de surprises tout court, seulement le quotidien d'une mère au foyer : les trois enfants, la maison, le ménage, et le mari qui n'aide pas du tout.

Morgane, elle, mène une vie totalement différente : Parisienne, entourée d'amis, d'un amoureux charmant et attentionné et dotée d'une carrière impressionnante, sa vie va pourtant basculer du côté des biberons cette même année. En se retrouvant, elles vont passer un pacte : Morgane aidera Émilie a retrouvé du boulot et Émilie l'aidera à comprendre le monde de la maternité.



Ce roman qui a l'apparence d'un roman de chick lit' est assez étonnant. C'est avant tout un roman prétexte pour parler de féminisme, de la place des femmes dans la société et dans le monde du travail. En effet, il n'est pas facile de trouver du travail lorsqu'on s'est arrêté pour élever ses enfants. Et comment trouver un emploi lorsque l'on doit s'occuper de ses enfants, que l'on a pas de moyen de garde, mais que pour avoir une place en crèche, il faut travailler mais attention, il ne faut pas gagner trop d'argent. C'est le serpent qui se mord la queue.

D'autre thèmes sont abordés comme la paternité, la place des parents à l'école, le physique des femmes, les jugements de la part du monde hospitalier, de la crèche, le partage des tâches ménagères : entre le mari qui ne fait rien, et celui qui nous fait culpabiliser parce qu'il en fait beaucoup, ça fait réfléchir.
 
J'ai beaucoup aimé aussi les références culturelles qui peuvent être assez pointues ou au contraire très pop culture : on y parle politique, mode, rap... L'idéal masculin d'un des personnages par exemple se situe entre Booba et Alain Juppé. Je me suis beaucoup retrouvée dans ce mélange des cultures et c'est ce qui fait que ce roman atteint une dimension supérieure à de nombreux autres romans traitant du même sujet.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, Marlène Schiappa a écrit de nombreux livres et a crée un réseau nommé Maman Travaille.

Pour la petite recette de l'article, j'ai pensé aux mamans ou aux femmes d'affaire surbookées avec une idée d'apéro qui change des chips et du houmous mais qui ne prend pas deux heures : des Toasts au cheddar.



Toast au Cheddar

Ingrédients : 
 - une baguette tradition
 - une ou deux gousses d'ail
 -  200 g de Cheddar

Préchauffez le four à 180°C.
Coupez des tranches épaisses de baguettes. Coupez en deux une gousse d'ail et frottez les tranches de pain avec la gousse. Ajoutez sur les tranches un morceau de fromage. Enfournez vos toasts et laissez cuire quelques minutes afin que le fromage fonde sur le pain.
Dégustez chaud. C'est excellent et régressif.

Mais si vous n'avez vraiment pas le temps pour mes toasts au cheddar, des chips c'est bien aussi ! 😉