lundi 7 janvier 2019

Une autre dystopie de Margaret Atwood

C'est le cœur qui lâche en dernier de Margaret Atwood






Si le nom de Margaret Atwood vous dit quelque chose, cela est normal. Elle est l'auteure de La servante écarlate : dystopie racontant le quotidien d'une femme devenue esclave à cause de sa fertilité. C'est le cour qui lâche en dernier est son dernier roman publié en France et elle réussit le tour de force de nous emmener dans un monde très différent et tout aussi flippant.

Stan et Charmaine sont un couple marié. Ils vivent depuis quelque temps dans leur voiture parce qu'ils ont du renoncer à leur maison. En effet, un grosse crise économique est survenue. Elle a dévasté l'économie. Beaucoup d'emplois ont été détruits. Les entreprises sont parties laissant des jeunes et des moins jeunes sans ressources. La criminalité a augmenté, ainsi que la peur. 

Stan et Charmaine subsistent grâce à l'emploi de serveuse de Charmaine mais vivre dans une voiture, se nourrir de beignets et ne pas prendre de douches commencent à leur peser. Tandis que Charmaine pense à la prostitution, Stan reprend contact avec son frère Connor, petit trafiquant. Et puis une opportunité de changer de vie tape à leur porte. C'est le projet Positron. Deux villes jumelles. Quand on intègre le projet, on a le droit à un emploi et une maison pendant un mois. Le mois suivant, les habitants le passent en prison. Pendant ce temps là d'autres personnes prennent leur place. Ainsi, tout le monde est prisonnier mais aussi gardien de prison. Selon les promoteurs, c'est le seul moyen de donner à tout le monde un emploi et une vie digne de ce nom. Mais attention, les alternants ne doivent pas se rencontrer.



Le projet peut paraître génial mais est ce que cela ne cache pas quelque chose de louche ? Et qu'est ce qui peut nous arriver si nous entrons en contact avec les alternants ? Stan et Charmaine découvriront cela bien assez rapidement.

Comme je le disais en introduction, Margaret Atwood a réussi à recréer un monde effrayant mais possible. En lisant ce roman, je réfléchissais au mouvement des gilets jaunes. Ce mouvement réclame un peu plus de justice sociale. Ne seraient ils pas eu aussi tentés par ce projet dans un contexte de forte crise économique ? Et ce type de crise peut très bien avoir lieu. Prenons simplement l'exemple de Détroit où les habitants et les entreprises ont complètement déserté laissant dans cette ville fantôme les plus démunis. C'est vraiment effrayant et le pire c'est que je ne vous ai pas tout dit.

J'ai également aimé ce roman parce que l'auteure bien que continuant dans son univers de dystopie n'a pas fait de copié collé. Elle n'a pas essayé de recréer la recette de la Servante Écarlate et de transposer d'autres éléments. Ce roman est vraiment très différent aussi bien au niveau du thème mais aussi au niveau de la construction. Un conseil si vous avez aimé la Servante Écarlate foncez vous allez découvrir un autre roman tout aussi flippant.

Pour illustrer ce roman, j'ai fait honneur à la street food que pouvait manger Stan et Charmaine dans leur voiture mais avec une version plus légère que j'ai trouvé sur Fourchette et Bikini parce que nous avons tous manger bien gras ces deux dernières semaines.




Onions Rings version light


Ingrédients (pour deux personnes)

 - un oignon
 - 110 g de farine
 - 40 g de Maïzena
 - 1/2 cuillère à café de levure chimique
 - Une cuillère à café de paprika
 - Sel Poivre
 - un peu d'huile
 - 145 g d'eau froide

Épluchez l'oignon et coupez le en larges tranches (C'est bien meilleur !). Détachez les rondelles.
Préparons la pâte à beignet : dans un saladier, versez et mélanger avec une cuillère en bois les farines, le sel, le poivre, le paprika. Ajoutez petit à petit l'eau. Mélangez et ajoutez enfin la levure.

Préchauffez votre four à 210°C.

Recouvrez votre plaque de papier sulfurisé. Plongez vos rondelles d'oignons dans la pâte à beignet et posez les sur la plaque. Pulvérisez un peu d'huile sur vos oignons et enfournez.

Laissez cuire 15 min et dégustez.

4 commentaires:

  1. J'avais beaucoup aimé La servante écarlate (que j'ai lu après avoir lu ta chronique) donc je me note aussi ce titre pour en découvrir un peu plus sur cette auteure.

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    1. Ce titre m'a donné aussi envie de découvrir d'autres de ces romans. Ce sont deux dystopies mais d'un style assez différent, de thèmes différents mais qui ont été publiés dans des décennies différentes donc cela me donne envie d'aller découvrir ce qu'elle a pu imaginer et écrire d'autre.

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  2. C'est un livre avec lequel j'ai eu du mal. Avec l'écriture de l'autrice, en fait. Mais, après avoir vu la série La servante écarlate, j'ai tout de même envie de le tenter en roman.

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    1. Elle ne peut pas plaire à tout le monde mais si tu as aimé la série, La Servante Écarlate peut être une lecture sympa. Toutefois l'ordre dans lequel sont présentés les événements dans la série n'est pas le même que dans le roman. A part ça, c'est assez fidèle.

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