dimanche 28 novembre 2021

Victor Hugo : Le Voyageur

 Le Rhin tome I de Victor Hugo





Il ne fait pas beau. Il fait froid. Il pleut. Et si on voyageait tout en restant dans son canapé ! C'est ce que je me suis dis en ouvrant ce livre pour la première fois. Victor Hugo part de Paris un jour de juillet 1838 en ayant pour objectif de voir des arbres et le ciel deux choses qu'on ne voit pas à Paris selon la préface. Et à cette époque, pas d'avions, d'autoroutes ou de Trains Grande Vitesse ...

A chaque étape de son voyage, il écrit une lettre à un ami imaginaire à qui il raconte ses aventures, ses réflexions, son admiration de l'architecture et du paysage. Ce tome se termine en septembre de cette même année. A cette époque, on est obligé de prendre son temps, quoique Jules Verne fit faire à son personnage le tour du monde en 80 jours. Mais revenons à Victor Hugo, ce dernier prend le temps. Il voyage à cheval, en calèche, et même parfois à pieds. Il s'arrête dans des villages inconnus et prend le temps d'admirer l'architecture d'église, d'en détailler le style et l'époque.



Il prend le temps aussi de parler aux gens qu'il rencontre, il nous parle des auberges, des méandres des cours d'eau, et d'Histoire. J'admire son érudition. Il connait des dates, des personnages dont je n'ai jamais entendu parler. Il est censé écrire cela en voyage et ne pas avoir accès à Internet, à des manuels, des encyclopédies et cite des choses dans ces lettres pour nous faire comprendre la construction de certaines villes. J'avoue qu'à certains moments il a aussi réussi à me perdre. J'aime l'Histoire mais pas autant que lui. 

Dans son ouvrage, il est assez critique déjà du tourisme de masse alors que les congés payés n'existent même pas encore en France. J'ai aimé d'ailleurs que pour lui ce n'est pas la destination qui compte mais bien le voyage et dés le départ de Paris, cela se sent. Il m'a d'ailleurs donné envie de découvrir certaines régions comme les Ardennes Belges ou Mayence en Allemagne. Allez voir des photos : c'est vraiment magnifique !



Dans ce récit de voyage, il nous raconte également des légendes comme celle de la Tour aux souris. Tour qu'il l'a particulièrement intriguée durant son enfance. Il avait promis à son ami un conte, il lui a écrit : Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour. C'est un peu la petite surprise de ce récit de voyage. Il est assez long mais bien prenant. Deux jeunes gens doivent se marier Pécopin et Bauldour. Ils sont beaux, jeunes, lui aime la chasse, elle le tissage. Le diable va s'en mêler et les deux amoureux vont être séparés. Pécopin va faire un tour du monde et bien des rencontres avant de retourner dans son château.

En résumé, j'ai aimé ce récit de voyage même si parfois l'auteur m'a perdu avec ces réflexions sur l'Histoire. Côté cuisine, j'ai voulu faire honneur à la cuisine de l'Est et à cette période de l'année en cuisinant des Manneles. J'ai un peu adapté la recette original pour faire avec les ingrédients que j'avais chez moi.




Mannelé : brioche bonhomme de la saint Nicolas

Ingrédients :

 - 650 g de farine

 - 10g de sel

 - 70g de beurre à température ambiante

 - 18 g de levure de boulanger

 - 50 g de sucre

 - 450 mL de lait d'amande

 - un œuf

 - Quelques pépites de chocolats


Dans 100 mL de lait tiède, délayez votre levure de boulanger. Laissez agir quelques minutes.

Versez le sucre dans un saladiez, cassez l'œuf et mélangez le tout. Fouettez assez fort pour que le mélange blanchisse. Ajoutez la levure puis le reste de lait et mélangez de nouveau.

Dans un autre saladier plus grand, versez la farine, le sel et le beurre à température ambiante que vous aurez coupé en morceaux. Avec vos doigts, mélangez le tout pour incorporer au maximum le beurre à la farine. Je trouve cela assez relaxant !

Faites un puit dans votre farine et versez votre mélange lait-œuf-levure. Pétrissez la pâte. Vous pouvez dans un premier temps utiliser une cuillère en bois puis vos mains. La pâte ne doit pas coller, donc si c'est la cas, farinez votre plan de travail, vos mains et la pâte. Une fois que celle ci vous convient, couvrez là d'un linge propre et laissez là lever dans un endroit chaud.

Après ce temps, dégazez la pâte puis étalez là avec un rouleau à pâtisserie jusqu'elle atteigne un à deux cm d'épaisseur. A l'aide d'un emporte pièce, réaliser vos bonhommes. 

Laissez les reposer encore une vingtaine de minutes sur votre plaque de cuisson, le temps de préchauffer votre four à 200°C.

Lorsque votre pâte a levé, badigeonnez vos manelés avec un mélange jaune d'œuf-lait. Vous pouvez décorer vos bonhommes de pépites de chocolats pour les yeux et les boutons avant ou après la cuisson.

Enfournez. Laissez cuire pendant 20 minutes et dégustez avec un chocolat chaud.

mercredi 17 novembre 2021

Moyen Age, Ken Follet : le préquel Le Crépuscule et l'Aube

 Le Crépuscule et l'Aube de Ken Follet



La saga de Ken Follet ne s'arrête plus. Après un épisode à la renaissance, où le peuple de Kingbridge hésitait entre protestantisme et catholicisme, Ken Follet nous emmène aux origines de la ville, en pleine lutte avec les vikings. Trois personnages ingénieux, ambitieux et persévérants vont nous tenir en haleine durant la lecture de cet énorme pavé.  

Edgar, fils d'un constructeur de bateau va perdre l'amour de sa vie avec qui il avait prévu de fuir et son père le pilier de la famille dans une attaque de viking. Il va devoir guider sa famille dans un autre village, où une vie de fermier les attend. 

Ragna, fille d'un seigneur normand, va faire le choix de l'amour pour son mariage. Elle partira en Angleterre où son époux, une autre vie et des coutumes très différentes l'attendent. 

Aldred, moine de l'abbaye de Shiring, ayant beaucoup voyagé souhaite développer un centre d'érudition avec beaucoup de livres pour que les religieux et la population s'imprègnent des paroles saintes. 

Voici le point de départ de ce roman fleuve. Ken Follet mettra bien évidement sur la route de ces personnages forts, ambitieux mais avant tout bienveillants une famille très puissante dans le comté de Shiring qui fera tout pour conserver son pouvoir et sa richesse quitte à bafouer les principes de l'Eglise, la justice, les décisions du Roi. Le Haut Moyen-Age en Angleterre n'est pas une époque où il fait bon vivre : entre l'esclavagisme, la toute puissance des hommes sur les femmes et les enfants, nos trois personnages vont en baver avant d'avoir une vie plus sereine mais qu'ils étaient loin d'imaginer.



 J'ai beaucoup aimé les trois précédents tomes, et j'ai aimé celui ci même si je trouve tout de même que l'auteur ressort ces bonnes recettes tout en leur apportant une touche viking. En effet, comme dans les précédents romans, nos personnages principaux en bavent. Les romans sont longs (autour de 900-1000 pages), les péripéties sont nombreuses. Encore une fois des alliances entre l' Eglise et les seigneurs font beaucoup de mal mais grâce à la persévérance, au courage et à l'intelligence de nos héros, le bien triomphe. 

J'ai tout de même aimé savoir comment la ville de Kingsbridge a été fondée. J'ai aimé l'intelligence d'Edgar et comment de rien, il est arrivé à se bâtir un "empire". J'ai aimé Ragna, sa vision de la femme, du pouvoir, de la sexualité. Plus je lis Ken Follet et plus je découvre des personnages féminins badass et j'aime bien ça !

En résumé, ce livre est pour la fans de la saga. Un petit cadeau de l'auteur !

Côté cuisine, je vous ai concocté une soupe viking que j'ai adaptée et qui avait été adaptée de toute façon au XXI e siècle. Voici ma source pour ceux qui aimerait la gouter. 


La soupe Viking à ma façon

Ingrédients :

 - Un gros poireau

 - 200 g d'épinards (j'en ai utilisé des congelés et ça fonctionne très bien)

 - Un cube de bouillon de légumes (Ils avaient déjà ça à l'époque 😏!)

 - un navet arrivé dans cette recette grâce/ à cause de ma fille qui lèche des navets pendant les courses ! Hum c'est bon 😋!

 - une pincée de noix de muscade

 - une pincée de gingembre

 - persil

Je n'ai pas ajouté de jaunes d'œufs ni de crème car elle me semblait bien comme ça et effectivement je l'ai testée cette semaine au boulot, je n'ai pas faim à 4h.

Faites chauffer un litre d'eau et ajouter un cube de bouillon lorsque l'eau est arrivée à ébullition. Lavez et couper finement les légumes. Baissez le feu, ajoutez à votre bouillon le navet et laissez mijoter 10 minutes avant d'ajouter les épinards et le poireau. Assaisonnez avec le poivre, le gingembre, la noix de muscade et le persil. Laissez de nouveau mijoter un quart d'heure.

J'ai mixé le tout ensuite au blender. Si vous souhaitez la manger à la façon viking, l'étape mixage est à bannir.

Dégustez chaud avec du pain ou des croutons.


mercredi 27 octobre 2021

[Challenge Arc-en-ciel] Un Da Vinci Code féminin

 L'étoile de Babylone de Barbara Wood





Ne vous fiez pas à cette couverture bien kitch, ce roman est passionnant. 

Un vieil homme fait une mauvaise chute chez lui. A son chevet, il appelle son étudiante pour la lancer sur sa dernière quête : l'étoile de Babylone. C'est le début d'une grande aventure pour Candice et Glen, policier mais aussi le fils du professeur. Candice se fait suivre, sa maison est fouillée, elle est agressée. Elle n'est pas la seule à faire des recherches sur cette étoile. Mais qu'est ce que c'est ? Et a-t-elle le pouvoir de détruire le monde ? 

Dans leur enquête qui va les mener jusqu'en Syrie, Candice et Glen vont découvrir les Alexandriens, Leur histoire remonterait à l'époque de la bibliothèque d'Alexandrie et ont la mission de protéger tous les documents importants prouvant la présence de Dieu. De cette mission pacifique, le chef actuel de cette organisation s'est détourné et est prêt à tout pour obtenir ce qu'il souhaite. 

Cette histoire qui m'a fait énormément penser à Da Vinci Code m'a beaucoup plu. Les points communs sont nombreux : un meurtre point de départ de l'histoire, la découverte des origines des religions chrétiennes, une organisation secrète prête à tout, un couple de personnages qui se tourne autour, une course contre la montre qui nous amène sur des sites historiques majeurs ... 



Alors s'il y a autant de points communs pourquoi le lire me diriez vous. Pour une autre version des origines de Dieu totalement différente de Da Vinci Code mais qui est tout aussi intéressante. L'écriture m'a aussi semblée plus féminine. J'ai du mal à identifier ce qui me fait écrire ça. Je dirai qu'il y a plus de moments où on s'arrête sur les sentiments des personnages : la peur qu'ils ressentent mais aussi l'amour.  Ce n'est pas quelque chose qui est reléguée à la fin lorsque la course pour sauver le monde est terminée. On peut trouver ça quelques fois un peu "cucul la praline" mais je trouve que ça les rend plus humain.

J'ai bien aimé aussi le personnage de Candice : passionnée, sachante mais capable de se défendre face à l'agresseur et pourtant à aucun moment elle n'est vu comme une super woman. Elle se démène pour obtenir un poste bien que ce soit apparemment peine perdue, elle s'est pris des claques dans son taf, elle a des amies qui la poussent à se trouver un amoureux. La vraie vie quoi !

Pour poursuivre ce challenge avec la couleur orange et après la découverte de ce livre je vous propose de vous arrêter un instant pour savourer une bonne soupe de saison.



Soupe au potimarron

Ingrédients :

 - Un potimarron

 - un litre d'eau

 - un cube de bouillon de légumes

 - deux échalottes


Commençons pas le plus pénible : éplucher et couper cette courge en morceaux. Selon les recettes que j'ai trouvé, certains sont partisans de la faire cuire avec la peau, j'ai préféré de mon côté l'enlever. A vous de voir !

Dans une casserole, faites bouillir un litre d'eau et ajoutez à l'ébullition le cube de bouillon. Laissez infuser une dizaine de minutes. 

Epluchez et couper les échalottes. Faites les revenir dans un faitout. Ajoutez vos morceaux de courge et recouvrez de bouillon de légumes. Laissez mijoter à feu doux pendant une vingtaine de minutes. Une fois que vos morceaux de potimarron deviennent mous, mixer votre soupe.

Bonne dégustation avec ou sans croutons !

dimanche 19 septembre 2021

Tous dans le même bateau !

 Un océan de pavots de Amitav Ghosh



Embarquons à bort de l'Ibis pour découvrir le destin des personnages crées par Amitav Gosh. C'est un véritable voyage à travers le temps et l'Inde que nous propose l'auteur.

 Il y a tout d'abord Paulette, une jeune française orpheline. Sa mère est morte en couche, elle a été élevée par son père botaniste et sa nourrice une indienne ayant un fils de son âge. C'est une jeune femme comme je les aime : curieuse, cultivée, avide d'aventure et n'ayant pas sa langue dans poche. Jodu, son frère de lait, est plus à l'aise sur n'importe quel bateau que sur terre. Il rêve de devenir un marin et d'écumer les mers.

Ces deux personnages voyageront avec un raja devenu bagnard, un prisonnier chinois en pleine désintoxication à l'opium, Baboo Nob Kissin, un gomusta persuadé d'avoir rencontré la réincarnation d'un Dieu, Zachary un métisse américain devenu malgré lui un memsahib, et Deeti. 

Deeti : cette femme a vraiment un destin terrible ! Epouse d'un toxicomane handicapé et condamnée à cultiver l'opium pour les colonisateurs anglais. Elle s'enfuit pour échapper au destin funeste auquel la condamnait sa belle famille. C'est une femme vraiment forte, obligée de faire des choix cornéliens.


Avant d'embarquer sur l'Ibis, l'auteur nous montre comment ces différents personnages que tout oppose ont pris ou pas cette difficile décision de partir loin de leur pays natal pour travailler sur l'île Maurice. Comme vous avez pu le comprendre, j'ai adoré les personnages de Paulette et Deeti. Et pourtant cela n'a pas été simple de partir pour cette aventure. En effet, l'auteur a pris le parti pour montrer que toutes les langues, et les cultures se valent d'utiliser les termes employés à cet époque sans mettre de glossaire. Je n'en suis pas à ma première lecture indienne. Je connais quelques mots ou expressions mais mes débuts dans ce roman ont été compliqués pour tout comprendre sans effort et pouvoir m'attacher aux personnages et à l'histoire. J'y suis arrivée et j'ai adoré. La persévérance les amis !

Il y a plein de petites histoires dans l'histoire. On parcourt des paysages différents. J'ai un faible pour les Sundarbans qui est une région marécageuse au sud de Calcutta depuis ma lecture du Pays des Marais du même auteur. La vie sur le bateau est loin d'être une croisière tranquille et la fin nous laisse en plein suspense. L'auteur a continué cette saga dans deux autres tomes que j'ai très envie de découvrir mais il faut avant que ma PAL diminue.

Côté cuisine, je me suis lancée dans un plat indien à base d'épinard et de pomme de terre, délicieux mais très pimenté que j'ai trouvé dans un vieux numéro de Régal. Voici la recette.



Aloo Palak

Ingrédients :

 - 3 grosses pommes de terre ou 6 petites

 - 200 g de jeunes pousses d'épinards

 - 1 grosse tomate

 - 1 oignon jaune

 - 1 piment vert ou un demi si vous n'aimez pas avoir le feu dans la bouche 😝

 - 2 gousses d'ail

 - 1 cuillère à café de graine de cumin

 - 1 cuillère à café de curcuma

 - 1 cuillère à soupe de coriandre en poudre

 - 2 cuillères à café de curry en poudre

 - Huile végétal et Sel

Commençons par laver, éplucher et couper les légumes : les pommes de terre en petits cubes, la tomate en dés, l'oignon émincé finement, le piment épépiné et coupé en petits morceaux, l'ail haché finement. Seul les épinards ne sont pas coupés.

Faites chauffer un peu d'huile dans une sauteuse ou un faitout. Il faut pouvoir couvrir durant la cuisson.

Ajoutez les graines de cumin, l'ail, le piment et l'oignon. Mélangez sur feu moyen pendant 2 à 3 minutes. Puis viennent les épices et les dés de tomate, mélangez. Versez un peu d'eau et laissez mijoter pendant 2 à 3 minutes. 

Ajoutons les pommes de terre, les épinards. Salez, mélangez, couvrez et laissez cuire une vingtaine de minutes. Mélangez de temps en temps, humez les odeurs d'épices et savourez ensuite ce plat qui vous fera voyager les papilles.

samedi 4 septembre 2021

Manifeste en faveur des bibliothèques


A l'heure où l'instauration d'un pass sanitaire interdit l'accès aux bibliothèques une partie de la population,

A l'heure où la planète se réchauffe dangereusement, 

A l'heure où de plus en plus d'entre nous avons envie de local, de sens, de lien social,

A l'heure où l'école se donne pour objectif de donner la priorité à la lecture,

Réinvestissons les bibliothèques, les médiathèques municipales ! Faisons en des lieux de vie, de culture, d'échange, de loisirs !

Les bibliothèques et moi : c'est une longue histoire d'amour et j'aimerai convaincre tous les lecteurs d'investir ces lieux fabuleux !

Les bibliothécaires habillées en jupe tartan et qui font "chut" à toute discussion entre deux personnes, cela n'existe plus

Les vieux livres abimés et sales, ça n'existe plus surtout en temps de crise sanitaire !

On trouve dans les bibliothèques toutes les nouveautés sorties en librairies à un prix dérisoire, mais aussi tout un tas de livres extraordinaires, des perles, des classiques, des essais, des livres de cuisine, des bandes dessinées, des mangas, des revues, et bien sur des tas de livres pour enfants ...

On trouve dans les bibliothèques des personnes sympas, toujours prêtes à discuter littérature, donner des conseils de lectures mais aussi à aborder pleins d'autres sujets.

On trouve dans les bibliothèques des animations pour faire découvrir aux plus petits la lecture, et aux plus grands la philosophie, des auteurs. J'ai assisté une fois, à une rencontre avec une auteure d'origine indienne dans un resto indien. On a mangé des samoussas et écouter des contes indiens et c'était trop génial !

On trouve dans les bibliothèques des univers différents, des endroits confortables et chaleureux pour lire. J'ai connu une bibliothèque "très Harry Potter" selon les enfants avec des sièges classiques, et des endroits plus contemporains avec des poufs "fatboy". On trouve des endroits pour travailler quand on est collégiens ou étudiants, ou télétravailleurs.

Certaines bibliothèques organisent des ventes des livres qu'elles désherbent. De la lecture rien qu'à soi à des prix défiants toute concurrence !

J'ai découvert des tas d'auteurs, lu des centaines de livres gratuitement, rencontré des personnes sympathiques, fait du bénévolat, et même donné mon avis sur les politiques liées à la lecture publique.

 Entrez dans ces lieux, passez y du temps et venez m'en parlez si vous le souhaitez, ça vaut le coup ! Si cela ne vous plait, si vous avez des idées pour les améliorer, parlez en aux bibliothécaires ou à vos élus ! Ces lieux sont fait pour les habitants, vous avez votre mot à dire !

Et si vous voulez aller plus loin : retrouvez mon article sur pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l'imagination et pourquoi j'aime tant mes bibliothécaires 


dimanche 22 août 2021

Victor Hugo le poète

L'art d'être Grand Père de Victor Hugo


J'inaugure la rubrique poésie de ce blog avec le grand poète Victor Hugo et ce recueil de poésie dédié à ces petits enfants : Georges et Jeanne. Je ne suis pas su tout fan de poésie mais mon abonnement à la collection Victor Hugo m'oblige à sortir de ma zone de confort et me frotter à ce genre complètement mystérieux et obscure.

Je suis contente d'avoir commencé mon excursion dans la poésie avec ce recueil parce qu'on y découvre un Victor Hugo complètement gaga de ces petits enfants. Lui, ce grand Homme ayant marqué des générations, enterré au Panthéon, luttant pour ces convictions, affrontant Napoléon III, devient devant ces petits enfants un autre homme. Et c'est peut être le pouvoir des poètes que d'être sensible aux choses de la vie, de la nature et d'être capable d'exprimer au travers les mots des choses aussi simples mais pourtant très belle qu'une petite fille dormant. Le nombre de poèmes traitant de Jeanne endormie est incroyable. Et en même temps, qu'est ce que c'est beau, qu'est ce que ça repose de regarder un enfant endormi ? Les enfants ont tellement d'énergie qu'une fois endormis, le poète peut libérer son art.


Ce recueil nous montre également le quotidien du Grand Poète : les sorties natures, les bêtises des enfants, ce qu'il souhaite transmettre, des chansons, l'émerveillement des enfants à propos de petites choses.

J'ai beaucoup aimé picorer quelques poèmes de temps en temps. La poésie permet de lire même si notre vie ressemble à un marathon et qu'on a pas le temps ni l'énergie de s'investir dans la découverte d'un univers romanesque. On n'est ni obligé de lire plusieurs pages, ni dans l'ordre. On peut y venir et revenir ou laisser son livre quelques jours... semaines et le retrouver sans avoir le sentiment d'être complètement perdu. L'art d'être grand père m'a permis de réconcilier en partie avec la poésie. Je retenterai de nouveau l'expérience avec Victor Hugo avec des ouvrages un peu plus conséquents. 

Et vous alors quelle est votre relation avec la poésie ?

Victor Hugo parle peu des repas de Georges et Jeanne mais un classique lorsque l'on a des enfants, c'est bien la compote et c'est ce que je vous propose aujourd'hui.


Compote toute violette de pommes et de myrtilles

Ingrédients :

 - 3 pommes

 - 2 grosses poignées de myrtilles 

Lavez les fruits, puis épluchez les pommes. Coupez les en morceaux. Mettez vos fruits dans un faitout, ajoutez deux-trois cuillères à soupe d'eau et laissez mijoter à feu doux une vingtaine de minutes. Une fois les fruits mous, mixez les à l'aide d'un blender. Conservez au frais.

Bonne dégustation.

jeudi 12 août 2021

[Challenge Arc-en-ciel] Le Jaune de Naples et de la citronnade !

 Jaune de Naples de Jean Paul Desprat



Pour la couleur du soleil, des tournesols, de l'été, des citrons, j'ai choisi ce roman qui met bien le jaune à l'honneur. Grâce à celui-ci, j'ai découvert le monde de la porcelaine, un autre visage de notre Marie-Antoinette et surtout le deuxième roman d'une série sur la porcelaine de Sèvres.

Maintenant que je vous ai mis l'eau à la bouche, je vous raconte l'histoire. Marie-Antoinette toute jeune épouse du futur Louis XVI arrive en France et écrit régulièrement à sa sœur Marie-Caroline, Reine du royaume des deux-Siciles. Ces deux sœurs s'aiment, s'aident, se confient des secrets mais sont aussi dans la compétition. Marie-Antoinette qui apprécient les belles choses tombent sous le charme de la porcelaine de Sèvres. Marie-Caroline aimerait être fière également de sa porcelaine mais son beau père a transféré la manufacture de Capodimonte en Espagne et a interdit tout développement d'une nouvelle manufacture dans ce royaume. Les deux sœurs vont s'unir pour ressusciter cette manufacture grâce à l'aide d'Anselme Masson, chimiste de la manufacture de Sèvres, qui ira jusque Naples et risquer sa vie pour relever ce défi.



J'ai été captivée par ce début de roman, cette histoire autour de la porcelaine. A t elle vraiment été au cœur d'autant de manœuvres politiques ? Le personnage d'Anselme m'a également beaucoup plu. J'ai aimé son re mariage et le début de son histoire d'amour avec Lucile, l'exil à Naples, sa correspondance avec sa femme. 

J'ai été déçue par la seconde partie du roman. Anselme revient à Paris et j'ai eu l'impression que la porcelaine et la famille d'Anselme n'étaient plus au cœur de ce livre. Marie Antoinette avait pris toute la place. Lorsque je disais que j'avais découvert un autre visage à notre dernière reine de France, en effet au début du roman, elle apparait sure d'elle face au Roi de France, le grand père de son mari mais aussi sur ce sujet de la porcelaine. Et dans la seconde partie du roman, elle est devenue une femme qui se laisse influencer par des personnes mal intentionnées. Elle essaye de devenir une femme proche de la nature, lisant les scientifiques de l'époque mais dés que reviennent ses amies, les fêtes reprennent avec les dépenses et la vie superficielle.

Il n'est donc plus du tout question de porcelaine. On dirait seulement que l'auteur poursuit son histoire pour préparer le prochain tome se passant pendant la révolution. J'ai remarqué également que l'image de Marie Antoinette que j'avais venait beaucoup du film de Sofia Coppola. Je n'ai pas d'autre point de vue que ce film coloré et rock'n'roll pour me faire une image de cette Reine. 

Avez vous des suggestions à me faire de films, de livres parlant de ce personnage ? Je suis preneuse. J'ai envie d'approfondir mes connaissances.

Et maintenant place à la cuisine avec une citronnade qui sent bon l'été et l'Italie. J'ai trouvé cette recette dans un livre de cuisine de Papa En cuisine avec Papa ! de Samuel et Nicook. Je vous en parlerai surement dans un autre article.



Citronnade à la Verveine

Ingrédients :

 - 90 cL d'eau 

 - 100 g de cassonnade

 - 6 sachets d'infusion verveine 

 - 20 cl de jus de citron pressé

Commençons par l'infusion de verveine. Dans une casserole, versez 20 cl d'eau et la cassonade, puis porter à ébullition. Retirez la casserole du feu et ajoutez vos sachets de verveine. Laissez infuser 10 minutes. 

Retirez les sachets, et réservez le sirop. Pressez vos citrons, mélangez le jus aux 70 cl d'eau restante, ajoutez le sirop. Mélangez bien et réservez au frais. 

Vous pourrez savourer cette citronnade bien fraiche les pieds dans l'herbe et un bon livre entre les mains pour profiter de l'été.