dimanche 31 mars 2019

La maltraitance faites aux enfants et Courgette

Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris



Il ne s'agit point dans ce livre de découvrir la culture de ce légume d'été si délicieux dans beaucoup de plats mais d'une histoire autour d'un petit garçon surnommé Courgette. Il s'appelle en réalité Icare mais n'aime pas qu'on l'appelle ainsi. Il vit avec sa mère. son père est parti suite à la rencontre avec un arbre dont on a fait ensuite une table. Sa mère aime beaucoup parler aux gens de la télé et boire des bières. Elle n'aime pas trop jouer avec lui. Il se sent un peu seul. Un jour où il s'ennuie, il décide de jouer avec le revolver qui se trouve dans la table de nuit de sa mère. Il va dans le jardin et veut tuer le ciel qui lui prend tellement de gens. Sa mère le surprend, essaie de lui retirer l'arme et un coup part. Il part se cacher dans le grenier là où sa mère ne pourra pas le battre. Quelques heures après, un gendarme viendra le récupérer pour l’emmener dans un foyer.

Là commence une nouvelle vie pour lui, une vie où on fête les anniversaires. Il y a des zeducateurs dont Rosy qui lui donne beaucoup d'amour, les copains, Raymond le gendarme chez qui il se rend le week end et Camille. Camille est gentille, belle. Elle a des yeux couleur d'eau et il l'embrasse de temps en temps sur la bouche dans leur coin secret en forêt.



La maltraitance faites aux enfants est un sujet délicat à aborder, on peut vite tomber dans le patos ou alors dans le trash. Dans ce roman, Gilles Paris regarde ce sujet si délicat à travers les yeux de cet enfant : Courgette qui a tué accidentellement sa mère. Il ne comprend pas tout aux différentes situations qu'il rencontre mais notre œil d’adulte les repère assez rapidement. Le vocabulaire, le style des phrases et même les fautes de conjugaison sont enfantines. On entre véritablement dans la tête de cet enfant. Ce matricide si horrible qu'il soit met fin à cette vie avec cette mère plus négligente que maltraitante. Il lui permet de s'épanouir parmi d'autres enfants de son âge, de découvrir l'amour maternelle (Rosy apporte bien plus qu'un cadre à ces enfants), paternelle (Raymond, le gendarme) et amoureux (Camille).

J'ai beaucoup aimé cette lecture pour son ton enfantin. L'auteur a réussi à dédramatiser ce thème et à en faire une histoire que l'on pourrait raconter à des enfants. Le film a mis en oeuvre cela d'ailleurs. Comme vous avez pu le comprendre, j'ai été conquise par ce roman et je le recommande. Si vous aussi vous avez envie de donner de l'amour aux enfants de votre entourage, je vous propose de cuisiner cette recette de cookies avec eux.



Cookies au beurre de cacahuète


Ingrédients :

 - 150 g de farine
 - 125 g de beurre de cacahuète
 - 125 g de cassonade
 - 50 g de pépites de chocolat
 - 25 g de beurre ramolli salé (pour les fans du sel et les bretons)
 - 1 œuf
 - 1/2 sachet de levure chimique

Préchauffez le four à 180°C. Mélangez le beurre au beurre de cacahuète pour obtenir une pâte à la texture assez lisse. Ajoutez l'oeuf, le sucre, puis la farine. Ajoutez la levure et les pépites de chocolat. Mélangez le tout avec une cuillère en bois.

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, posez des petites boules de pâtes que vous aurez façonnés avec  vos doigts. Ils doivent faire 2 cm de diamètre. Sur cet aspect, je vous fais confiance. J'aime personnellement avoir des petits et des gros cookies.

Enfournez et faites cuire pendant 10 min pour des cookies crousti-moelleux  Attention 2 minutes de trop et ils deviennent des biscuits pour chien.

Laissez refroidir si vous le pouvez.

lundi 4 mars 2019

8 mars : le droit de choisir sa contraception

Cycle féminin et contraceptions naturelles d'Audrey Guillenaud et Alice Witezel
Pour une féminité consciente et épanouie




Le journée des droits de la femme est le moment idéal pour parler encore des inégalités entre les hommes et les femmes mais pas que. Je m'intéresse beaucoup aux maltraitances gynécologiques. J'ai découvert ce sujet en écoutant un podcast sur France Culture et depuis j'ai lu énormément de témoignages de femmes. C'est assez effrayant le nombre de femmes se sentant comme un bout de viande entre les mains des gynécologues, des médecins. Entre les accouchements trop médicalisés et les actes médicaux pas consentis, ces témoignages ont peut être mis le doigt sur une vision du corps médical tout puissant face aux patients non informés. Mais à l'heure d'internet, le patient est peut être plus informé qu'on ne le croit notamment en ce qui concerne la contraception.

La première fois que j'en ai parlé à mon médecin, je m'étais renseignée auparavant notamment sur le site https://www.choisirsacontraception.fr/ , site de l'agence nationale de santé publique, organisme sous tutelle du ministère de la santé. Un site donc totalement sérieux. Nous étions en plein débat sur la pilule et ses méfaits. J'avais envie de mettre un DIU. Je ne voulais pas d'hormones. Et mon médecin m'a prescrit une pilule sous prétexte que je n'avais pas eu d'enfants et que le DIU peut amener des infections. Comment dire que ce n'était pas ce que je voulais ?

8 ans plus tard, j'ai arrêté les hormones et je me les suis pris en pleine face comme un boomerang qu'on ne voit pas revenir. Entre les règles dignes d'une grippe, et ces douleurs au seins que je n'ai jamais connus, je lutte et ne comprend plus mon corps. L'introduction a été un peu longue mais je voulais vous remettre le contexte dans lequel j'ai découvert ce livre. En pleine incompréhension de mon corps, je suis tombé sur ce livre dans un rayon de la FNAC. Cet appareil génital féminin plein de fleurs a attiré mon attention.



Une semaine plus tard, j'ai fini de le lire et j'ai beaucoup appris de moi et de mon fonctionnement. Ce livre a été une éclaircie dans la tempête que mon corps traverse. Les cycles sont comparés aux plantes qui traversent les saisons. L'hiver période des menstues est le moment où l'on se replie sur soi, on se prépare au renouveau, c'est le retour aux racines. Le printemps est le moment de la remontée des énergies. On devient légère, pleine d’énergie, d'endurance. Le corps se prépare à l'ovulation. C'est aussi une période où nos rapports sociaux sont facilités. L'été, c'est le pic fertile, le déclenchement de l'ovulation. Notre grain de peau est affiné, nos cheveux sont éclatants. Nous sommes infatigables. L'automne est un changement hormonal, on secrète plus de progestérones et moins d’œstrogène. Le corps n'est plus fécond et se prépare à une potentielle grossesse.

Ces différentes phases ont leurs particularités au plan anatomique. La température du corps, la position du col de l'utérus et la texture de la glaire diffèrent selon les saisons. Ce sont des indices de la fertilité. Différentes méthodes de contraceptions naturelles sont expliquées pas à pas. Beaucoup d'illustrations sont présentes dans ce livre pour visualiser les différences.

Selon ces méthodes, pour éviter les grossesses, il faut avoir des rapports sexuels seulement lorsque l'on est certain de ne pas être fertile, c'est à dire après l'ovulation. Le reste du temps, l'usage du préservatif ou du diaphragme voire de l’abstinence est conseillé. Cette méthode repose aussi sur l’observation de son corps : prise de température le matin, annotation d'un tableau, observation de sa glaire voire du col le soir.

Cette méthode est intéressante mais nécessite vraiment d'être scrupuleuse dans l’observation des signes de fertilité. Le livre est très documenté. Ces méthodes reposent sur des études scientifiques. Il y a quelques pages sur la fiabilité et comment rendre cette méthode encore plus fiable. Néanmoins, je suis allée farfouiller sur le site du CLER qui propose en France cette méthode. J'y ai vu des références à comment vivre sa foi en écoutant les préceptes de la religion chrétienne et j'avoue que lorsque j’aperçois des liens entre les religions quel quelles soient et la contraception, j'ai un peu de mal.



Sur le site choisir sa contraception, ces méthodes sont mentionnées mais associées également au retrait qui ne fait pas partie de cette méthode. Je pense aussi que ce site est aussi très orienté. Il déconseille bien évidement aux femmes les méthodes naturelles. Ils ne sont pas d'accord sur comment arrive l'ovulation.

J'ai beaucoup appris de ce livre mais si les critiques sur le DIU m'ont hérissé le poil. J'ai beaucoup apprécié les illustrations qui ne sont pas européen-centré. Il y a des illustrations de femmes ayant des silhouettes différentes, des couleurs de peau différentes. Il propose aussi d'y associer l'homme dans la reconnaissance des signes mais aussi dans cette nouvelle façon de voir sa sexualité (une sexualité sans pénétration les jours de fertilité certaine). Cette lecture m'a fait du bien, et je vois autrement mon corps mais de là à appliquer cette méthode, je ne sais pas. Je pense que c'est une méthode intéressante pour connaitre son corps et pourquoi pas programmer une grossesse.

Pour illustrer ce livre, je me suis laissée entraîner par mon imagination folle. J'ai réalisé des muffins à la betterave pour cette jolie couleur pourpre (Référence aux rivières de la même couleur se propageant hors de nous chaque mois) et au gout orange et beurre de cacahuète. Cette association étrange est plutôt réussie à mon gout et la texture est moelleuse à souhait.



Muffins expérimentaux betterave, orange et beurre de cacahuète


Ingrédients :

 - 1 betterave cuite
 - 2 œufs
 - 1 orange non traitée, bio c'est encore mieux
 - 80 g de sucre
 - 3 bonnes cuillères à soupe de beurre de cacahuète
 - 100 g de farine
 - 1 sachet de levure

Zestez et pressez l'orange. Dans un blender, ajoutez les zestes, le jus et la betterave préalablement découpée en morceaux. Mixez jusqu'à obtenir une belle purée d'un rose profond.

Préchauffez le four à 180°C(th7).

Dans un saladier, mélangez avec force les jaunes d’œufs et le sucre. Réservez les blancs. Ajoutez au mélange précédent votre purée rose, le beurre de cacahuète, mélangez. Ajoutez ensuite la farine et la levure et mélangez de nouveau.

Montez les blancs en neige et ajoutez les au mélange rose délicatement comme toujours avec les blancs. Versez votre pâte dans des moules à muffins. Enfournez et laissez cuire pendant 30 min. Attendez qu'ils refroidissent avant de les démouler.

Si vous testez cette recette, dites moi ce que vous en pensez. Je n'arrive à pas à me décider s'ils ont le plus goût de cacahuète ou d'orange.

mardi 26 février 2019

Ma perle du Japon : Haruki Murakami

Le meurtre du Commandeur d'Haruki Murakami
Une idée apparaît Livre 1 



C'est la première fois que je vous présente ici un livre de Murakami et pourtant c'est un auteur que j'aime énormément. Je trouve son univers original, j'aime beaucoup les ambiances qu'il crée. Et j'ai adoré sa saga 1Q84. J'ai découvert donc il y a peu le premier livre de cette série : Le meurtre du Commandeur.

On rencontre un peintre qui vient d'être quitté par sa femme. Après un road trip à bord de sa vieille 205, il se pose dans la maison du père d'un ami : peintre très célèbre de Nihonga (style de peinture traditionnel japonnais). Cette maison se trouve dans une vallée éloignée de tout. Pensant tirer un trait sur son ancienne vie et son ancienne carrière de portraitiste, différents événements étranges vont lui arriver. Il va trouver une toile dans le grenier qui avait été peinte par le propriétaire de la maison. Cette toile est inconnue de tous, et est différente de ce qu'il avait pu peindre jusque là. Elle porte le nom ce de roman : Le meurtre du Commandeur. Puis son agent a été contacté par un homme proposant une très grosse somme d'argent pour que notre héro lui réalise son portrait.

Ces deux événements ne seront pas les seuls à changer la vie de notre peintre. D'autres événements encore plus étranges se produiront mais je vais vous laissez les découvrir par vous même pour ne pas tout dévoiler. Un indice tout de même ! Ces événements feront basculer le roman dans le fantastique.



J'ai bien aimé ce roman mais en aucun cas, il faut le comparer à 1Q84 parce que vous risquez d'être déçu. Cette histoire n'est pas du tout dans la même veine que cette saga ou même de Kafka sur le rivage que j'avais adoré aussi. On reconnait la patte de Murakami : un personnage solitaire, des scènes de sexe cru, un poil de fantastique. L'écriture est belle, j'aurai aimé voir ce que l'auteur voulait nous faire imaginer lorsqu'il décrivait les portraits, les peintures. Il parle de réalisme des portraits mais de façon différente que ce que pourrait amener la photo. C'est intriguant. Tout comme pour cette fameuse peinture du Meurtre du Commandeur. J'ai beaucoup de mal à imaginer le commandeur. Dans ma tête il ressemblait au Pierrot de la chanson Au clair de la lune, avec une épée un peu grande pour lui. Je dois être loin du compte d'ailleurs j'aimerai bien savoir comment vous vous l'imaginiez. 

Le personnage du riche client me questionne aussi beaucoup. D'ailleurs je ne suis pas la seule. Il questionne également notre peintre. Il semble avoir un but bien particulier, et agit petit à petit avec les autres dans le seul but de l'obtenir. Il vit seul dans une immense villa dans la même vallée que notre peintre. Il parait simple et pourtant possède tous les signes extérieurs de richesse. On en apprend un peu plus sur sa vie et sur ses ambitions dans les dernières pages du livre mais j'ai encore tellement de questions que je vais rapidement me procurer le deuxième livre.

Je ne suis pas forcément fan de la cuisine japonaise ou alors je ne l'ai pas assez exploré donc je vais vous proposez une recette avec des perles du japon. Bien que le nom évoque le pays nippon, cet ingrédient vient du Brésil.



Dessert aux perles du Japon et chocolat


Ingrédients :

 - 50 g de perles du Japon
 - 50 g de chocolat noir
 - 70 g de sucre en poudre
 - 40 cL de lait de coco
 - 40 cL de lait de soja

Versez dans une casserole, les laits, le chocolat et le sucre. Faites chauffer. Une fois, le chocolat fondu et le mélange chaud, ajoutez les perles du Japon. Laissez cuire sur feu doux pendant 30 minutes. Mélangez régulièrement avec une cuillère en bois sinon les perles risquent de coller au fond de la casserole.

Lorsque vos perles sont devenues translucides, vous pouvez verser vos crèmes dans des petits bocaux, ramequins ... Laissez refroidir. Conservez au réfrigérateur. et dégustez bien évidement.


mercredi 20 février 2019

Une saint valentin rose pour Bridget Jones

Bridget Jones Folle de lui d'Helen Fielding





Je sais que la saint valentin est passée depuis une semaine, mais je dédie cette chronique à tous ceux qui disent que "la saint valentin c'est tous les jours chez moi", et aux célibataires qui s'entendent dire tous les quatre matins: "alors les z'amours ?".

J'ai toujours adoré Bridget Jones, que ce soit les livres ou les films que j'ai vu un million de fois. Je trouve qu'elle déculpabilise beaucoup les femmes qui se sentent imparfaites : celles qui ne résistent pas à une petite bière, une soirée ou un pot de glace Ben &Jerry et qui se disent le lendemain : "merde pourquoi j'ai fait ça !" quand elles se retrouvent les intestins en vrac.

Toujours sous forme de journal intime, ce troisième roman se situe après les deux autres mais aussi après le troisième film. Ce roman diffère totalement de ce film. Bridget Jones est maman de deux enfants. Malheureusement une tragédie est arrivée : MARK DARCY est mort ! Oui Mort ! Comment l'auteure a pu faire ça ? Surtout qu'elle a déjà tué Daniel dans le troisième film (enfin presque ! Il est sacrément coriace ! ).



Adieu donc pulls moches, réveillons en famille, adieu à son sourire, à son flegme britannique ! Notre Bridget est donc veuve, elle qui a bien galéré dans sa vie amoureuse. Elle doit aller de l'avant, élever ses enfants seule. Elle n'a pas trop changé. Elle lutte toujours contre les kilos en trop et ces maladresses légendaires. Après six ans de veuvage, elle décide de se remettre sur le marché, tester les sites de rencontres et les petits jeunes en plus de se retrouver face aux poux et aux autres mères infectes à l'école.

Ce roman a été une bouffée d'air frais. J'ai adoré retrouver ma vieille amie pour ses nouvelles aventures. La rencontrer dans les années 2010 est génial. On la voit accro aux réseaux sociaux et aimer les mêmes choses que nous. J'aimais bien la Bridget des années 90 mais il faut dire qu'à cette époque j'étais à l'école primaire et donc j'avais pas toutes les références. De là à dire que je me suis identifiée à elle, je n'irai pas jusque là. Je ne suis pas mère et encore moins veuve. Longue vie à mon chéri ! J'ai tout de même passé un très bon moment en sa compagnie, j'ai beaucoup ri ! J'espère qu'il sera adapté au cinéma. Renée Zellweger n'est pas de toute première fraîcheur mais qu'est ce qu'elle est drôle quand elle l'incarne ! Et elle sera bien crédible en couguar ! Et puis les actrices ont droit de vieillir aussi ! 

Voici donc la flammekueche de la saint valentin toute rose.

Si vous avez envie de manger rose, je vous met les liens pour ce bagel qui aurait voulu être rose,



Flammekueche de la saint valentin


 Ingrédients : 

Pour la pâte (pour deux pâtons) :
 - 300 g de farine
 - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
 - un sachet de levure de boulanger
 - une pincée de sel
 - 1 cuillère à soupe de sucre
 - 1 sachet de colorant naturel en poudre rose (à la betterave, acheté en magasin bio)
 - 15 cl d'eau tiède (entre 21°C et 27°C)

Pour la garniture
 - un oignon rouge
 - de la crème fraîche
 - un peu de chou rouge
 - de la mozzarella ou de la feta (j'ai une petite préférence pour la feta ça se marie mieux)
 - une tranche de jambon blanc pour le chéri carnivore

Dans un saladier, versez la farine. Ajoutez l'huile d'olive et mélangez. Dans un bol, versez la levure ainsi un peu d'eau tiède pour la diluer. Attention à la température, trop froide, la levure ne fonctionnera pas, trop chaude, la chaleur tuera la levure. Ajoutez le sucre puis versez ce mélange à la farine. Mélangez au batteur pour obtenir une pâte homogène. N'hésitez pas à ajouter le reste de l'eau petit à petit et d'en rajouter si nécessaire. Ajoutez le sel et continuer à pétrir.

Formez une boule, farinez. Coupez là en deux morceaux. Réservez au frais celui que vous utiliserez plus tard. La pâte n'a pas besoin de repos, vous pouvez donc l'utiliser tout de suite. Préchauffez le four à 220°C.

A l'aide d'un rouleau à pâtisserie, aplatissez votre pâte. Étalez la crème fraîche.
Émincez l'oignon rouge et le chou. Répartissez l'oignon sur l'ensemble de la pâte, le chou sur une moitié, et sur l'autre ajoutez le jambon que vous aurez préalablement coupé en morceaux.
Coupez le fromage (mozzarella ou feta) en petits morceaux et répartissez les sur l’ensemble de la flammekueche.

Enfournez votre flammekueche pour une durée d'une dizaine de minutes. La pâte perd un peu de sa couleur à la cuisson mais c'est délicieux.

Dégustez avec votre amoureux, ou votre meilleure amie, ou seule devant un film de Bridget Jones.





dimanche 10 février 2019

Un nouveau nom pour l'amie prodigieuse

Le nouveau nom d'Elena Ferrante
L'amie Prodigieuse II




Me voilà de retour après une petite pause grippe et beaucoup de boulot. J'ai replongé à deux pieds dans cette saga que j'avais découverte en septembre. J'avais bien aimé le premier tome même si la relation entre ces deux jeunes filles me semblait plus qu'étrange. Ce sentiment est encore bien là après la lecture de ce deuxième tome.

Ce tome commence tout de suite après la fin du précédent. On retrouve Lila dans sa nouvelle vie en tant que Mme Carracci et tout ne se passe pas comme elle l'avait imaginé. Son mari se montre violent. Tout le monde s'attend à ce qu'elle tombe enceinte, qu'elle aide son mari à l'épicerie ou dans le magasin de chaussure. Mais est ce qu'elle a envie de tout ça ? 

Quand à Lenù, elle continue sa scolarité au lycée. Elle apprend plein de nouvelles choses. Elle absorbe toutes ses connaissances, voire plus sous l'épaule d'une de ses enseignante. Elle se rend de plus en plus compte du fossé qu'il y a entre les classes sociales et le fait qu'elle vient des couches les plus basses où on n'a pas l'habitude de lire les journaux, de s'intéresser à la politique, aux relations internationales. L'esprit critique lui manque. Son faible pour Nino est toujours présent mais il entretient une relation avec la fille de son enseignante.

Un été, elle retrouvera Lila et sa belle-sœur pour un séjour à la mer. Nino sera là également avec un de ses amis. Ils se retrouveront tous les après midi à la plage. Cet été changera leurs vies.

Toutes deux continuent de jouer à cette compétition et pourtant chacune d'entre elles aime l'autre mais aime aussi être en compétition et pense ne pas être à la hauteur de l'autre. C'est vraiment complexe !
Cette relation me met toujours mal à l'aise et pourtant j'ai adoré ce roman. Pourquoi ? J'aime beaucoup Lenù, je me suis un peu identifiée à elle : mon côté bonne élève et rat de bibliothèque. J'ai envie qu'elle réussisse, j'ai envie qu'elle soit heureuse y compris dans sa vie amoureuse. Je ne sais pas si Nino est fait pour elle mais je pense qu'il pourrait y avoir une belle histoire entre ces deux là.



J'aime bien aussi quelque côtés de Lila. Elle les mène tous à la baguette et fait vraiment ce qu'elle a envie. Elle se fout des conséquences. Et elle continue à avoir envie d'apprendre de nouvelles choses. Ce qui est vraiment cool. Elle pourrait se contenter d'aider un peu à l'épicerie, de faire des enfants, de s'occuper de son mari et de profiter de son argent. Et pourtant, elle continue à voir ses amis, elle les aide. Elle est toujours aussi créative. Je trouve qu'elle a cependant un côté un peu agaçant : ce besoin d'être toujours la meilleure quitte à faire du mal à son entourage.

En résumé, cette saga est vraiment addictive. Je vais surement lire le troisième tome assez rapidement. J'ai envie de savoir ce qu'il se passera après les études de Lenù. Que deviendront Lila, Nino, et les autres habitants du quartier ?

Et pour accompagner votre lecture, je vous ai préparé un gâteau de chandeleur Milanais. Je sais que la chandeleur est passée, nous arrivons à la Saint Valentin, d'ailleurs si vous souhaitez lire ou relire une belle histoire, je vous conseille Jane Eyre de Charlotte Brontë. Et la semaine prochaine, je vous parlerai de ce que j'ai fait pour cette fête. Après tous, pourquoi se contenter du 14 février pour parler d'amour.



Migliaccio : gâteau de chandeleur milanais


Ingrédients : 

 - 50 cL de lait
 - 50 cL d'eau
 - 250 g de ricotta
 - 4 œufs
 - 40 g de beurre
 - 200 g de semoule fine
 - 250 g de sucre
 - Le zeste d'un citron
 - arôme vanille
 - 1 pincée de sel

Dans une casserole, versez le lait, l'eau, le beurre et le zeste de citron. Faites bouillir ce mélange puis baisser le feu et ajoutez la semoule petit à petit. Mélangez sans s'arrêter pendant 5 minutes (C'est le moment sport de cette recette). Le mélange va s'épaissir. Réservez.

Préchauffez votre four à 180°C (th7).

Dans un saladier, cassez les œufs et fouettez les avec le sucre. Ajoutez la ricotta et mélangez de nouveau. Ajoutez ensuite le mélange avec la semoule cuite, l'arôme de vanille et le sel.

Beurrez un moule rond ou utilisez un moule en silicone et versez y le mélange. Enfournez et laissez cuire 50 min à 1h.

Démoulez votre gâteau une fois celui ci refroidi et saupoudrez de sucre glace.

lundi 14 janvier 2019

Découvrons les asperges avec la Princesse de Clèves

La princesse de Clèves de Madame de la Fayette





Vous rappelez vous il y a quelques années, Nicolas Sarkozy ne comprenait pas pourquoi ce roman se trouvait au programme d'un concours de la fonction publique. Il a déclenché alors la colère de la population et certains lui ont envoyé le roman par la poste. Je me suis dit alors à ce moment là que chacun pouvait lire ce roman et que moi aussi j'allai le lire un jour. Ce jour est venu la semaine dernière.

Ce roman nous plonge dans l'univers de la cour royale sous Henri II et Catherine de Médicis. Mademoiselle de Chartres fait son entrée à la cour à l'âge de 16 ans. Elle est magnifique et possède une grande vertu. Son but est de trouver un bon parti. Le prince de Clèves tombera amoureux d'elle. Ils se marieront. La cour royale n'est pas sans tentation et la rencontre avec le duc de Nemours sera fatale pour leur mariage. 

Si vous souhaitez une histoire d'amour torride, passez votre chemin ! Je vous ai dit au début que notre Demoiselle de Chartres était très vertueuse. Bien qu'elle fut sous le charme du Duc de Nemours, qu'elle aimerait bien qu'il se passe quelque chose, et que lui également est amoureux d'elle, sa raison et son éducation l'emporte sur sa passion amoureuse. 



On voit bien ici que le Prince de Clèves est un extraterrestre, les mariages ne se font par amour. Seules les alliances comptent et les passions amoureuses sont  réservées aux maîtresses. Madame de Clèves se retrouve donc entre un mari amoureux et un courtisant séduisant lui aussi complètement amoureux. La vie n'est pas simple pour elle.

J'ai beaucoup aimé ce roman parce que j'ai retrouvé cette époque que j'avais déjà exploré avec Une colonne de feu de Ken Follet et mes vacances à la découverte des châteaux de la Loire. J'ai découvert une Marie Stuart, Reine Dauphine (parce qu'elle est mariée à François II, le fils d'Henri et de Catherine), très curieuse avec la vie amoureuse des membres de sa cour. Personne ne peut avoir de secret pour elle parce que les différents princes et princesses ne savent pas tenir leur langue. La différence avec le roman de Ken Follet est que ce roman donne beaucoup moins de détails sur ce qui se jouait sur le plan international mais davantage sur l'ambiance de la cour et comment les princes et princesses agissaient avec les membres de la famille royale. C'est assez différent de ce qui se passait à Versailles à la cour de Louis XIV.

A la question, est ce que ce livre peut être lu par la guichetière d'une administration, je dirai que oui. Je vous ai parlé du contexte, mais il n'est pas forcément indispensable de le connaitre. C'est avant tout l'histoire d'une femme qui se pose des questions sur la voie à suivre : celle de ses penchants amoureux ou celle de la raison. Il est vrai que le style m'a un peu dérouté au début mais finalement on s'y habitue et on reste focalisé sur les aventures de notre princesse.

Est ce que vous saviez que c'est Catherine de Médicis qui a amené les asperges en France ? Pour lui rendre hommage, j'ai cuisiné un gratin de légumes verts faisant une place de choix aux asperges.




Gratins de légumes verts


Ingrédients : 

 - 100 g de haricots verts
 - 100 g de petits pois
 - 1 botte d'asperges vertes
 - 1 poignée de feuilles de roquette
 - 1 boule de mozzarella
 - 20 cl de crème fraîche
 - 1 œuf
 - sel poivre
 - 1 cuillère à café de poudre de noix de muscade

Les légumes utilisés ici n'étant pas de saison, j'ai utilisé des légumes en bocal. Pour des légumes frais, prévoyez de les pré cuire avant de les enfourner.

Préchauffez le four à 180°C (th 7). Égouttez les légumes et placez dans 4 mini cocotte les petits pois, les haricots verts, la roquette et les asperges. Coupez en petits morceaux la mozzarella.

Dans un saladier, versez la crème fraîche et l’œuf. Battez et assaisonnez (sel, poivre, et noix de muscade). Ajoutez ce mélange dans les minis cocottes. Finissez en parsemant de morceaux de mozzarella. Enfournez et laissez cuire pendant 15 min.

Bon appétit et bonne lecture.


lundi 7 janvier 2019

Une autre dystopie de Margaret Atwood

C'est le cœur qui lâche en dernier de Margaret Atwood






Si le nom de Margaret Atwood vous dit quelque chose, cela est normal. Elle est l'auteure de La servante écarlate : dystopie racontant le quotidien d'une femme devenue esclave à cause de sa fertilité. C'est le cour qui lâche en dernier est son dernier roman publié en France et elle réussit le tour de force de nous emmener dans un monde très différent et tout aussi flippant.

Stan et Charmaine sont un couple marié. Ils vivent depuis quelque temps dans leur voiture parce qu'ils ont du renoncer à leur maison. En effet, un grosse crise économique est survenue. Elle a dévasté l'économie. Beaucoup d'emplois ont été détruits. Les entreprises sont parties laissant des jeunes et des moins jeunes sans ressources. La criminalité a augmenté, ainsi que la peur. 

Stan et Charmaine subsistent grâce à l'emploi de serveuse de Charmaine mais vivre dans une voiture, se nourrir de beignets et ne pas prendre de douches commencent à leur peser. Tandis que Charmaine pense à la prostitution, Stan reprend contact avec son frère Connor, petit trafiquant. Et puis une opportunité de changer de vie tape à leur porte. C'est le projet Positron. Deux villes jumelles. Quand on intègre le projet, on a le droit à un emploi et une maison pendant un mois. Le mois suivant, les habitants le passent en prison. Pendant ce temps là d'autres personnes prennent leur place. Ainsi, tout le monde est prisonnier mais aussi gardien de prison. Selon les promoteurs, c'est le seul moyen de donner à tout le monde un emploi et une vie digne de ce nom. Mais attention, les alternants ne doivent pas se rencontrer.



Le projet peut paraître génial mais est ce que cela ne cache pas quelque chose de louche ? Et qu'est ce qui peut nous arriver si nous entrons en contact avec les alternants ? Stan et Charmaine découvriront cela bien assez rapidement.

Comme je le disais en introduction, Margaret Atwood a réussi à recréer un monde effrayant mais possible. En lisant ce roman, je réfléchissais au mouvement des gilets jaunes. Ce mouvement réclame un peu plus de justice sociale. Ne seraient ils pas eu aussi tentés par ce projet dans un contexte de forte crise économique ? Et ce type de crise peut très bien avoir lieu. Prenons simplement l'exemple de Détroit où les habitants et les entreprises ont complètement déserté laissant dans cette ville fantôme les plus démunis. C'est vraiment effrayant et le pire c'est que je ne vous ai pas tout dit.

J'ai également aimé ce roman parce que l'auteure bien que continuant dans son univers de dystopie n'a pas fait de copié collé. Elle n'a pas essayé de recréer la recette de la Servante Écarlate et de transposer d'autres éléments. Ce roman est vraiment très différent aussi bien au niveau du thème mais aussi au niveau de la construction. Un conseil si vous avez aimé la Servante Écarlate foncez vous allez découvrir un autre roman tout aussi flippant.

Pour illustrer ce roman, j'ai fait honneur à la street food que pouvait manger Stan et Charmaine dans leur voiture mais avec une version plus légère que j'ai trouvé sur Fourchette et Bikini parce que nous avons tous manger bien gras ces deux dernières semaines.




Onions Rings version light


Ingrédients (pour deux personnes)

 - un oignon
 - 110 g de farine
 - 40 g de Maïzena
 - 1/2 cuillère à café de levure chimique
 - Une cuillère à café de paprika
 - Sel Poivre
 - un peu d'huile
 - 145 g d'eau froide

Épluchez l'oignon et coupez le en larges tranches (C'est bien meilleur !). Détachez les rondelles.
Préparons la pâte à beignet : dans un saladier, versez et mélanger avec une cuillère en bois les farines, le sel, le poivre, le paprika. Ajoutez petit à petit l'eau. Mélangez et ajoutez enfin la levure.

Préchauffez votre four à 210°C.

Recouvrez votre plaque de papier sulfurisé. Plongez vos rondelles d'oignons dans la pâte à beignet et posez les sur la plaque. Pulvérisez un peu d'huile sur vos oignons et enfournez.

Laissez cuire 15 min et dégustez.