vendredi 28 décembre 2018

Partons sur la route des utopies

Sur la route des Utopies de Christophe Cousin




En cette fin d'année, j'ai eu envie de partir à la découverte des utopies grâce au livre d'un aventurier : Christophe Cousin. J'ai découvert ce livre au salon du livre de la ville de Creil qui avait pour thème cette année Utopies. Vaste programme ! 

L'auteur nous rappelle au début ce livre l'origine de ce mot utopie. Il vient du livre Utopia écrit par le philosophe Thomas More en 1516. Christophe nous invite donc à partir avec lui dans un voyage à travers le temps et l'espace : de la première utopie créée par des pirates à Madagascar à un road trip à travers les Etats Unis comme a pu le faire le héro de Kerouac. Il va à la rencontre des différentes utopies et des personnes qui y vivent.

On découvre pleins d'univers différents et on se rend compte que l'utopie n'est pas la même pour tous. Cela nous fait réfléchir à notre propre définition de ce terme. Est ce un lieu de liberté, d'égalité, est ce un lieu où je peux fumer ma drogue sans problème avec la justice ? Internet ou pas ? Le travail fait il parti de l'utopie ? Quelle est la place des loisirs et de la religion ? On a tous l'image des hippies rêvant à une société meilleures sans guerre, sans violence, mais avec beaucoup d'amour. Et pourtant certaines de ces utopies prônent le célibat. Et loin de l'image des hippies, Walt Disney a lui même inventé sa propre utopie. Il s'agit d'une ville nommée Celebration qui se trouve en Floride.



Et finalement est ce que l'utopie ce n'est pas partager sa vie et sa vision de la société idéale avec d'autres personnes qui partagent les mêmes idées. C'est aussi peut être pour cela que certains s'ennuient dans ces utopies. Ce qui donne le piment à la vie : Est ce que c'est pas la rencontre avec l'autre et la rencontre avec les différences ?

Néanmoins, ce livre vaut le détour. J'ai beaucoup aimé toutes les références littéraires, j'en connait la plupart même si je ne les ai pas tous lu. En tout cas, j'en ai bien envie. Il s'est mis à la recherche dans ces utopies de Thoreau, de Kerouac. Je suis d'ailleurs étonnée que beaucoup d'américains ne connaissent pas ces auteurs. Ce livre est écrit dans un style très intéressant, pas journalistique du tout, bien au contraire. Il sait se montrer aussi bien poétique que terre à terre, ça m'a changé de Nora Roberts.

La conclusion que je ferai à mes réflexions au sujet de l'utopie est un peu celle de Candide. L'utopie et cette recherche du parfait, du bonheur est peut être quelque chose qui peut se cultiver au quotidien.
Pas besoin de partir au bout du monde pour vivre selon ses principes. Candide n'a t'il pas trouvé la paix en cultivant son jardin ?

Place maintenant à la recette de la semaine où comment manger des protéines sans manger de viande.



Galette d'haricots blancs

Ingrédients (pour 4 petites galettes) : 

 - 100 g d'haricots blancs
 - 1 échalote
 - 6/7 petits champignons blancs
 - persil
 - paprika
 - chapelure
 - 3 cuillères à soupe de sauces tomate

Selon vos haricots blancs, laissez les tremper et faites les cuire comme indiqué sur l'emballage. Hachez l’échalote et les champignons. Faites les revenir dans une poêle huilée.
Écrasez avec une fourchette les haricots cuits puis ajoutez le mélange échalote champignons. Ajoutez à ce mélange du persil, une cuillère à soupe de paprika et la sauce tomate.
Formez des petites galettes et plongez les dans une assiette creuse pleine de chapelure pour les enduire.
Faites les cuire dans une poêle bien chaude et dégustez.

Rendez vous la semaine prochaine pour une dystopie.

lundi 24 décembre 2018

Découvrons Nora Roberts pour Noël !

Crime en fête de Nora Roberts





Voulant lire un livre se passant à noël, je me suis laissée tenter par ce roman qui m'a été prêté. Était ce une bonne idée ? Je n'en suis pas sûre.

Je ne connaissais pas cette auteure qui pourtant est lue par des millions de personnes selon la couverture du livre. Après recherche sur wikipedia, je comprends ! Elle écrit des Harlequins ! Mon dieu, je viens de passer deux semaines sur un roman écrit par une auteure de Harlequin. Je comprends donc tout !

Commençons par vous raconter l'histoire. En 2060 (oui vous avez bien lu ! Ceci n'est pas une erreur de frappe comme moi même j'ai pu penser. Ayant lu plus loin 2059, j'ai compris qu'il n'y a pas eu d'erreur à l'impression), le lieutenant Eve Dallas, à quelques jours de Noël se retrouve à enquêter sur le meurtre d'un coach sportif ayant un faible pour le chantage, le viol et l'argent.

Dans ce monde, la viande est devenue un objet de consommation de luxe tout comme le café ou le cuir. On aimerait penser que dans un monde où beaucoup sont devenus végétariens, la bienveillance, l'écologie sont des valeurs importantes et bah pas là ! J'ai eu l'impression que les inégalités entre les classes sociales sont toujours importantes voire se sont aggravées. On rencontre beaucoup de personnes évoluant dans les hautes sphères se montrant très superficielles. Et même l'héroïne et son milliardaire de mari se montrent comme cela. En effet, avant les fêtes ils organisent une énorme soirée pleine de déco, de sapins, de cadeaux. Ils roulent en 4X4. Ils possèdent plein de voitures, une énorme maison où ils projettent de se faire construire un dojo. Où est l'écologie ?




Cette fête est l'occasion aussi d'aborder l'image de la femme. On peut penser qu'une femme flic, héroïne d'une série de roman doit être vraiment badass ! Ce n'est pas le cas. Cette Eve Dallas est une accro au boulot. Il n'y a que son enquête qui compte. Elle n'aime pas les robes, le maquillage et pourtant pour cette fameuse soirée, elle est obligée de mettre une robe dorée dos nu, des escarpins, de se faire maquiller et coiffer. Mais pourquoi, si elle n'a pas envie, si elle n'aime pas ça, pourquoi faire ça ?

Sa relation avec Connors son mari est également tellement étrange que j'ai du mal à comprendre l'intérêt. Tout est si doux, si "j'exprime mes sentiments et mes besoins sans arrêt". J'avais l'impression de me retrouver au milieu d'un couple qui s'essaie aux méthodes de la communication non violente. Je ne vous parle même pas des scènes de sexe. Il y a en deux : une qui dure deux pages, et une interrompu par un coup de fil. Le soulagement. Ouf sauvée par le Gong !
Cette première scène est un What The Fuck complet. Je vous en met quelques extraits :

"Le désir, couvant comme le feu dans la cheminée, se répandit en elle avant de s'embraser"
"Elle aurait pu pleurer de tant de félicité"
"Les yeux braqués sur son visage, elle lui prit les mains et les pressa contre son cœur en entament ses va-et-vient."

Au secours !

Sinon, l'enquête en elle même est très détaillée. J'avais quelques soupçons dès le débuts sur quelques personnages qui se sont révélés exacts. J'aurai pu aimer cette histoire si l'enrobage n'était pas si WTF.

Passons à la nourriture, pour un brunch post soirée démentiel, les personnages se sont délectés de scones à la pommes de terre, la recette est ici. et pour une entrée de noël végétarienne, je vous propose ce soufflé à la carotte.



Soufflé à la carotte


Ingrédients :

 - 200 g de carottes
 - 2 œufs
 - une cuillère à soupe de cumin
 - 25 g de beurre + beurre pour le moule
 - 25 g de farine
 - 8 cL de lait

Commençons par couper les carottes en rondelles. Plongez les dans une eau frémissante et laissez les cuire pendant 20 minutes.

Sortez de l'eau les carottes cuites. Mettez les dans le bol du mixeur, ajoutez le cumin et les jaunes d’œufs. Réservez les blancs. Mixez le tout pour obtenir une purée de carotte.

Préchauffez le four à 210°C. Réalisez une béchamel. Pour cela dans une petite casserole, faites fondre le beurre, ajoutez le lait puis la farine. Lorsqu'elle a la bonne consistance, ajoutez la purée de carotte.

Montez en neige les blancs que vous avez réservé. Ajoutez les délicatement au mélange.

Beurrez les moules ou petites cocottes et versez y le mélange. Enfournez pour 30 minutes. Attention n'ouvrez pas le four pendant la cuisson. Et selon la contenance de votre four, surveillez la cuisson pour éviter que vos soufflés ne brûlent.

Bonne dégustation et bonnes fêtes de fin d'année.

jeudi 13 décembre 2018

L'impératrice reine Marie thérèse

Le pouvoir au féminin d'Elisabeth Badinter

Merveilleux Pain d'épices de Mima Sinclair




Je vous ai fait découvrir mes lecture d'Elisabeth Badinter en commençant par L'amour en plus, un essai qui traitait de l'allaitement maternelle dans l'histoire en le mettant en parallèle avec la place de la femme dans la société. Aujourd’hui, je vais vous présenter encore un livre qui parle de l'Histoire des femmes en vous plongeant dans la vie de cette impératrice reine Marie Thérèse d'Autriche, connu en France pour être la maman de Marie Antoinette. 

Il y a peu de femme dans l'Histoire qui ont eu autant de pouvoir. Et lorsque l'on parle de ces femmes, on n'est pas tendre avec elles. On a une image de femmes avides de pouvoir délaissant leurs places dans leur famille. Regardez ce que l'opinion publique pense d'Angela Markel !  Elle est devenue reine ou plutôt roi de Hongrie parce que son père n'avait pas d'héritier masculin et pourtant, il ne l'a pas formé à gouverner car il espérait que sa femme meurt, qu'il puisse en épouser une autre afin d'avoir un héritier mâle.

C'est une femme intéressante puisqu'en plus de prendre pleinement son rôle de chef d'Etat, elle fut une épouse aimante et la mère de seize enfants. En tant que Chef d'Etat, elle a du faire face à plusieurs guerres déclarées pour la plupart par son ennemi de toujours le terrible Frédéric II de Prusse. Et pourtant, elle a su innover dans sa pratique du pouvoir par rapport à ses prédécesseurs. Elle a essayé de se montrer proche du peuple au début de son règne. A ce moment là, elle a du faire aussi des choix entre sa vie de femme et sa vie de Reine. En effet, son mari co-régent ne prenait pas forcément de bonnes décisions et il n'excellait pas en tant que militaire. Elle a donc évincé son mari pour mener son pays au mieux.



En plus de cette carrière, elle a mis au monde seize enfants, elle les a élevés et les emmenait avec elle lorsqu'elle voyageait. Mettre au monde des enfants et notamment des garçons était pour elle un signe de puissance. Sa lignée était préservée contrairement à la génération précédente. Elle est la première à se faire représentée avec ses enfants.

Cette biographie était intéressante, j'ai beaucoup appris sur cette période de l'histoire. L'auteure s'est bien documentée et les sources sont intéressantes. Il y a beaucoup de témoignages d'ambassadeurs mais aussi de lettres écrites de la main de notre héroïne.

J'apprécie également que l'on mette en avant des femmes qui ont marqué l'Histoire. Les manuels d'Histoire en manque énormément. Mis à part Jeanne d'Arc, j'en vois pas d'autre. Néanmoins, j'ai trouvé quelques longueurs. On parle beaucoup de la guerre de succession et moins de comment elle a pu gérer les affaires de son peuple. En tant que mère, on apprend beaucoup de son rôle lorsque ses enfants étaient petits et peu par la suite lorsque ses filles se marièrent. J'avais envie d'en savoir un peu plus sur sa relation avec Marie Antoinette par exemple. Le seul fils sur lequel on en apprend davantage est son co-régent puis successeur Joseph avec lequel cela n'a pas été tout rose.

Je vous conseille tout de même cette biographie si vous voulez connaitre la vie de cette grande dame. Et pour illustrer cet ouvrage, j'ai pensé à cette recette qui permet d'utiliser de la pâte à pain d'épices de façon originale et qui est issus du livre Merveilleux Pain d’épices de Mima Sinclair.




Tarte façon Streusel aux pommes & Pain d'épices

Ingrédients : 


pour la garniture

 - 4 pommes
 - 1 citron non traité
 - 75 g de sucre en poudre
 - 75 g de cassonade
 - 3 cuillère à soupe de farine
 - 1 cuillère à café de cannelle en poudre
 - 1/4 de cuillère de quatre épices
 - 1/2 cuillère à café de de sel
 - 75 g de raisin sec
 - 20 g de beurre en dé

pour le crumble

 - 40 g de farine
 - 40 g de sucre en poudre
 - 1/2 cuillère à café de gingembre
 - 1 pincée de sel
 - 60 g de beurre froid en petit dés
 - 30 g de noix au choix (pécan ...)

Entre deux feuilles de papier cuisson, étalez votre pâte pour obtenir un cercle de 32 cm de diamètre. Déposez la dans votre moule à tarte. Appuyer bien sur les bords pour qu'elle épouse le moule parfaitement. Coupez le surplus de pâte. Réserver le au frais. Placer le fond de tarte au congélateur pendant 20 min.

Pelez, épépinez les pommes. Coupez les tranches fines. Arrosez les rapidement de jus de citron pour éviter qu'elle noircissent. Placez les dans un saladier auquel vous ajouterez le sucre, la cassonade la farine et les épices, le sel et les raisins.

Sortez votre pâte à tarte du congélateur et garnissez la de ce mélange. Parsemez de dés de beurre et enfournez dans un four préalablement préchauffé à 180°C (th 6). Laissez cuire pendant 20 min.

Pour le crumble, mélangez la farine le sucre, le gingembre et le sel. Coupez 50 g de votre reste de pâte en petit morceaux et ajoutez au mélange. Malaxez avec les doigts pour former des grumeaux. Pour une fois qu'on aime les grumeau en cuisine ! Ajoutez des noix de pécan, ou des noix. Personnellement j'ai oublié de les mettre et c'est bon aussi sans.

Après les 20 min de cuisson, ajoutez votre crumble au dessus de votre tarte et enfournez à nouveau pour 30 minutes. La surface doit être dorée et les pommes moelleuses. Déguster tiède ou froid. Attention cette tarte est bien riche. Si vous êtes au régime, passez votre chemin.





jeudi 6 décembre 2018

Mangeons des rennes (en pain d'épices) dans une forêt finlandaise

La forêt des renards pendus de Nicolas Dumontheuil
Merveilleux Pain d'épices de Mima Sinclair




C'est bien ce titre loufoque qui m'a attiré dans cette lecture. L'envie également de me promener dans des forêts nordiques en cette période de l'année (du fond de mon canapé et enveloppée dans mon plaid, bien entendu !) m'a convaincu d'emprunter cette bande dessinée.

Deux personnages cherchant la tranquillité d'une forêt reculée vont se rencontrer : un militaire alcoolique et un malfaiteur cherchant à cacher son or. Ils vont conclure un accord : le malfaiteur paiera le militaire pour qu'ils prennent soin de lui : repas, ménage, bricolage contre la possibilité de rester avec lui dans son campement et de chercher de l'or. Il faut dire qu'il n'aime rien faire !

D'autres personnages vont faire leur apparition pour notre plus grand bonheur : Cinq cent balles le renard voleur de billets qui aime qu'on lui donne des saucisses, Naska, une vielle dame de 90 ans qui s'est échappé lorsqu'on est venu la chercher pour la mettre en maison de retraite, puis deux prostituées suédoises vont rejoindre la joyeuse bande.



Ces personnages peuvent paraître étranges et pourtant on s'attache à eux. Qui peut résister à cette grand mère qui prend les deux prostitués pour ses belles filles et les oblige à cuisiner avec elle et les gronde par rapport à leurs tenues légères. Et ce malfaiteur parti pour se planquer et qui pourtant accueille tout ce petit monde et dépense pour eux son argent pour leur faire un logis plus confortable.

J'ai bien apprécié cette lecture, cet univers loufoque. Les illustrations sont similaires à la couverture. A l'intérieur, elles sont aussi en sépia. Si vous vous posez la question au sujet des renards pendus, je vous invite à lire cette bande dessinée.

Pour le mois de décembre, je vous concocte une série de recettes parfaites pour les fêtes de fin d'année. On va inaugurer ce début de mois avec des sablés au pain d'épices. Je me suis inspiré d'une recette de ce livre de cuisine : Merveilleux Pain d'épices de Mima Sinclair.



Pâte à pain d'épices blonde


Ingrédients : 

 - 140 g de miel
 - 200 g de cassonade blonde (j'ai fais un mix blonde et brune avec mes fonds de placard)
 - 200 g de beurre doux
 - le zeste d'un citron non traité
 - 7 cuillères à café de mélange pain d'épices ou (4 cuillères à café de gingembre en poudre, 2 cuillères à café de cannelle en poudre, 1/2 cuillère à café de poudre de noix de muscade, 1/4 de cuillère à café de clou de girofle en poudre)
 - 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
 - 500 g de farine
 - 1 cuillère à café de sel
 - 1 œuf moyen battu 

Versez le miel dans une grande casserole, ajouter la cassonade, le beurre, le zeste de citron et les épices. Faites chauffer à feu doux, remuer jusqu'à la dissolution de la cassonade. Porter ensuite à ébullition en augmentant le feu. Hors du feu, ajoutez le bicarbonate de soude et laissez ensuite refroidir pendant environ 15 min.

Toujours dans la casserole (ça évite trop de vaisselle), incorporez petit à petit la farine et le sel. A vous de choisir cotre méthode : cuillère en bois ou robot !
Dans le livre, on conseille de pétrir la pâte. La mienne était vraiment trop gluante, j'ai préféré passer à l'étape suivante. Enveloppez votre pâte dans du film alimentaire et mettre au réfrigérateur pendant au moins 1h.

Préchauffez le four à 160°C (th5-6). Après l'étape réfrigération, étalez la pâte avec un rouleau jusqu'à ce qu'elle atteigne l'épaisseur de 5 mm. Je l'ai mise entre deux feuilles de papier sulfurisé pour éviter qu'elle colle. Découpez ensuite des rennes avec l'emporte pièce. Enfournez et laissez cuire pendant 10 min.

J'ai choisi de ne pas faire de glaçage mais cette recette s'y prête très bien.

A la semaine prochaine pour un autre article spécial noël.




jeudi 29 novembre 2018

Le plaisir de lire. Comment le transmettre avec Daniel Pennac

Comme un roman de Daniel Pennac



J'ai découvert Daniel Pennac avec Journal d'un corps que j'avais adoré. J'ai découvert Comme un roman dans une boite à livres, je l'ai amené chez moi. Malgré ce que dit le titre, ce livre n'est pas un roman et pourtant il se lit vraiment Comme un roman. A travers l'histoire de personnages, l'auteur nous fait réfléchir sur la pression que la société exerce sur nous sur le devoir de lire, Pour réussir à l'école, il faut lire et aimer lire.

Daniel Pennac nous raconte l'histoire de deux parents qui s'efforcent de lire des histoires chaque soir à leur fils. On peut voir que ce rituel est pesant pour eux : que lire ? Aller c'est ton tour ! Lire la même histoire pendant des semaines, quel ennui ! Heureusement, bien vite le petit enfant entre au CP et apprend à lire, il pourra retrouver ses héros préférés seul. L'apprentissage se révèle pas simple et le plaisir de lire n'est pas le même que lorsque papa ou maman raconte l'histoire. Petit à petit, l'enfant grandit et se retrouve au collège puis au lycée. Il doit lire des livres qui ne l'intéressent pas. Des livres de centaines de pages, trop de pages et lui qui reste bloquer pendant des heures sur la même page.


Vient ensuite le prof qui se pose des questions et testent des choses plus ou moins intéressantes. Pourquoi les élèves ne lisent pas, et pourquoi n'aiment ils pas ce livre cet extraordinaire roman qui lui a changé la vie ? Et puis de temps en temps, il se passe quelque chose de fantastique : un prof qui redonne envie de lire et de découvrir des oeuvres, des classiques...

La dernière partie est totalement différente il s'agit des dix commandements de Daniel Pennac sur la lecture, il détaille ensuite chaque commandement. Vous pouvez les trouver sur la page wikipedia. Il y a par exemple : le droit de ne pas lire, le droit de ne pas parler de ses lectures, le droit de ne pas finir un livre ...

J'ai bien aimé cet essai. C'était très plaisant à lire. Je me suis posée des questions sur pourquoi j'aimais lire, j'ai toujours aimé les livres les bibliothéques. J'ai vite appris à lire et j'ai dévoré tout ce qu'il me tombait entre les mains. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je ne me souviens pas d'histoires que je lisais tous les jours en étant enfant. Je me souviens ado de mes lectures, de certains profs passionnants mais ce ne sont pas eux qui ont fait ce que je suis.

J'ai adoré les dix commandements de Daniel Pennac, en effet est ce qu' on en fait pas un peu trop avec la lecture et les enfants. Le plaisir ne vient pas avec l'obligation de lire, de lire des classiques... Ce sont les belles histoires, les bandes dessinées, les mangas qui donnent du plaisir. Et puis dans nos blogs, on parle beaucoup des classiques anglais américains qu'on étudie pas à l'école et très peu des classiques français. Ça donne à réfléchir sur la façon d'étudier ces oeuvres à l'école. Découvrir oui, mais à quel prix, si c'est pour s'en détourner ensuite est ce utile ? Est ce la bonne méthode ?

Par cette saison froide et pluvieuse, j'aime bien lire enveloppée dans mon plaid et boire un bon chocolat chaud accompagnée d'une chantilly gourmande. La chantilly a été pour moi un défi ces jours ci. Je n'arrivais pas à la rendre ferme. J'ai acheté un kit ma chantilly en 30 secondes. Il y avait un petit livre de recettes et un piston pour battre la crème. J'ai essayé une première fois, ce n'était pas assez ferme. La deuxième fois j'ai utilisé le piston puis mon batteur électrique. Le résultat n'était pas parfait mais c'était pas raté. Avec de l'entrainement, je pourrai y arriver parfaitement. Je vous montrerai une prochaine fois mon achat.

Voici donc le recette du chocolat chaud et sa chantilly. Si vous souhaitez une recette de chocolat maison, vous pouvez trouver la recette ici.



Chocolat chaud et sa chantilly


Ingrédients :

 - une tasse de lait de noisette
 - quelques cuillères de chocolat en poudre selon votre goût
 -15 cL de crème florette 30% de matière grasse froide
 - 25g de sucre glace

Faites chauffer votre lait et ajoutez votre chocolat en poudre.
Si vous avez acheté ce fameux kit, versez la crème froide dans le piston, ajoutez le sucre glace, mélangez et battez.
Si vous n'avez pas de piston, versez votre crème et le sucre glace dans un cul de poule, mélangez. Fouettez à l'aide d'un batteur électrique.
Vous pouvez préalablement mettre au congélateur vos ustensiles pour qu'ils soient froids. Cela aide à la réussir.
Une fois la crème ferme, versez la dans une poche à douille et décorer votre chocolat gourmand.

Bonne dégustation et bonne lecture.

jeudi 22 novembre 2018

Testons le Golden Latte avec la Maîtresse des épices.

La Maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni



Je vous ai déjà raconté à quel point j'aimais la littérature indienne dans la chronique concernant un roman sur une famille juive indienne. Aujourd'hui, je vous présente un roman mais d'un autre genre. Un roman qui mêle tradition indienne, modernité occidentale et magie.

Nous faisons la rencontre de Tilo, une maîtresse des épices. Elle n'a pas toujours été cette femme. Elle a multiplié les identités durant sa vie mais les autres ont toujours senti en elle un certain pouvoir. Petite alors qu'elle n'était pas désirée, fille dans une famille pauvre que la mariage appauvrirai encore, les villageois se rendent compte qu'elle est détentrice d'un pouvoir. Ils se mettent à lui demander des choses, à lui apporter toutes sortes d'offrandes, de sortes que ces parents voient en elle une source d'argent mais ont tout de même peur d'elle. En effet, peu de temps après, elle est enlevée par des pirates que les villageois disent qu'elle les a appelés, invoqués. Elle changera d'identité à ce moment là, aidant les pirates dans leurs œuvres et puis un jour elle se rapprochera d'une île mystérieuse, île où elle sera formée en tant que Maîtresse des épices.



Elle sera ensuite catapultée dans sa boutique californienne où petit à petit les habitués se confieront à elle qui essayera de les aider au mieux. Une rencontre avec l'Américain changera sa vie. Elle devra alors faire des choix pour protéger ceux qu'elle aime.

Si vous vous intéressez aux propriétés curatives des plantes, ce roman peut vous fasciner parce qu'on découvre absolument plein de choses sur les épices. En effet, chaque chapitre est consacré à l'une d'entre elle. Il y a même un message d'avertissement concernant l'usage de celles ci. La science de la maîtresse des épices donne envie, nous aussi on aimerait utiliser de la sorte ces épices mais n'est pas qui veux maître en la matière.

Si vous souhaitez simplement une belle histoire, ce roman est aussi très appréciable. Moi je l'ai adoré ! Tilo a su m'emporter dans son monde. J'ai beaucoup aimé les belles rencontres avec ces personnages qui lui demandent de l'aide consciemment ou pas : cette femme qui n'est que la femme de son mari pour l'instant, ce grand père qui ne comprend pas comment son fils peut laisser sa fille vivre à l'américaine, ce chauffeur de taxi qui multiplie les heures de travail, ce jeune garçon qui se perd dans cette bande de voyou... Et puis il y a cet américain qui n'aura pas de prénom tout de suite, qui troublera notre chère Tilo. Il nous racontera également sont histoire, par épisodes, ce qui nous donne envie d'en découvrir plus à chaque fois. Et puis, que va devenir leur relation ? Amour, ou pas ? Restera t-elle fidèle à ses épices ? Je ne vous spoilerai pas, promis.

Moi aussi, j'ai eu envie de travailler les épices. Comme cela m'avait plutôt réussi dans cette recette de riz, j'ai voulu me lancer dans le golden latte. Cela m'a pas vraiment réussi. J'ai trouvé étrange de boire quelque chose d'épicé et de chaud parce c'était chaud de par la chaleur mais aussi à cause des épices. J'ai trouvé cela bon mais vraiment ça ne m'a pas réussi. Je pense que je n'ai pas assez filtré. Si vous voyez d'autres choses n'hésiter à m'en faire part.

Voici donc ma recette de Golden Latte




Golden Latte


Ingrédients :
 - Une tasse de lait de noisette ou d'amande si vous souhaitez une jolie couleur dorée
 - une cuillère à café de cannelle
 - une cuillère à soupe de miel
 - une cuillère à café de curcuma
 - une pincée de gingembre

Versez dans une casserole votre lait végétal, la cannelle, le curcuma et le gingembre. Mélangez et portez à ébullition. Laissez infuser pendant 10 min à feu doux.

Avant de déguster, filtrez votre golden latte. Je pense que c'est cette étape que j'ai mal réalisé et c'est pour cela que ça ne m'a pas réussi. Ajoutez le miel et testez cette boisson vous même.

jeudi 15 novembre 2018

Dans la cuisine d'Agatha Christie

Crèmes et châtiments Recettes délicieuses et criminelles d'Anne Martinetti et François Rivière




La semaine dernière, je vous présentais via les aventures de la fabuleuse Agatha Raisin, un livre de cuisine basé sur les romans d'Agatha Christie : Crèmes et Châtiments. J'ai eu envie de m'arrêter un peu plus sur ce livre qui colle très bien à ce blog : de la littérature et de la cuisine, tout ce que j'aime !

Ce livre de cuisine est divisé en six chapitres, quatre sont consacré à l'auteure elle même et deux à ses personnages favoris : Hercule Poirot et Miss Marple. Avant chaque chapitre, on en apprend davantage sur la vie de l'auteure et son rapport à la nourriture, à différents plats, ainsi qu'à ses personnages. Comme on peut l'imaginer, ce livre met à l'honneur la gastronomie anglaise. Pour une végétarienne comme moi, c'est un peu compliqué de cuisiner les recettes salées proposées. Même les haricots blancs à la tomate ne sont pas végétariens puisqu'on y met de la graisse d'oie (on se doute bien que l'oie n'a pas subi de liposuccion mais a été tuée).



Heureusement, j'ai pu me rattraper sur les recettes sucrées. Et il y a de quoi faire ! Entre le tea time chez Miss Marple, les Breakfast à Torquay, les douceurs d'Hercule Poirot, il y a plein de bonnes choses à cuisiner et à déguster. J'ai testé les crumpets la semaine dernière, j'ai choisi de faire un pudding à la confiture cette semaine. J'ai envie aussi de goûter à la mort exquise, au lemon cheesecake, à certains cocktails ... 

Ce qui est intéressant aussi dans cet ouvrage, c'est les références aux romans. Chaque recette fait référence à un passage d'un roman d'Agatha Christie. Elle a beaucoup utilisé les empoissonnements et donc certains plats étaient mis en avant. Le pudding se retrouve dans Miss Marple au club du mardi par exemple. A chaque extrait, on a le droit également à une petite mise en bouche de l'énigme qui donne vraiment envie de lire les romans. Ce livre de cuisine ravira les fans de l'auteure mais pas seulement !

Voici donc sans tarder la recette du pudding à la confiture qui permettra de ne pas jeter votre pain rassis. 


Pudding à la confiture


Ingrédients :
 - 25 cL de lait
 - 120 g de sucre
 - 250 g de pain rassis ou de la brioche ou gâteaux secs ...
 - 50 g de farine
 - 1 sachet de levure
 - 3 œufs
 - 1 pot de confiture au choix
 - Beurre
 - Cannelle ou vanille

Faites chauffer jusqu'à ébullition le lait avec le sucre. Trempez votre pain avec ce mélange, ajoutez ensuite le sachet de levure et la farine. Laissez reposer une nuit. Mixez si vous souhaitez un mélange plus homogène, c'est ce que j'ai fait personnellement.

Ajoutez ensuite les jaunes d’œufs et la confiture. J'ai choisi une confiture de prunes mais vous pouvez mettre celles que vous souhaitez ou simplement que vous avez dans vos placards.
Battez les blancs en neige puis incorporez les à votre pâte. Ajoutez la cannelle pour parfumer.

Préchauffez votre four à 180°C. Beurrez votre moule à charlotte ou à cake. Pour ces proportions, j'ai réalisé deux cakes, vous pouvez donc diviser les portions par deux si vous ne voulez qu'un cake.
Versez la pâte dans votre moule et mettez le dans un bain marie.

Enfournez et laissez cuire pendant une heure.
Démoulez et décorer le de fruits et pourquoi pas de vermicelles sans poison si possible.