jeudi 28 juin 2018

Direction l'Inde : famille juive indienne et riz coloré

La ville en ses murs de Esther David

 



Dans l'article anniversaire, je vous avais promis de vous parler de mon amour pour la littérature indienne. Cette passion a commencé suite à l'édition "Bombaysers de Lille" dans le cadre de Lille 3000. J'ai découvert la culture indienne, j'ai lu un, deux, plein de livres sur l'Inde. Je trouve ce pays fascinant. Cette grandeur, cette population, la spiritualité qu'a ce peuple. J'ai l'impression que le stress n'existe pas dans ce pays alors que les embouteillages sont bien plus énormes qu'en France. Et pourtant, il y a plein de choses qui devraient m'effrayer : la place de la femme, les inégalités qui existent entre castes, système qui normalement est aboli, la pollution, ...

Le livre que j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui est assez particulier puisqu'il nous plonge dans une famille juive en Inde. On y fait la rencontre d'une fillette qui nous raconte la vie de son entourage : sa famille et ses amies. C'est l'occasion d'aborder pas mal de sujets propres à cette famille voire peut être aux juifs d'Inde : la place de la religion et des rites religieux dans la vie, la place des dieux indous qui bizarrement ont une place assez énorme dans cette famille qui n'est pas indouiste. On y aborde la nourriture comme dans tous les livres indiens.


Quand je vous dit que la littérature et la nourriture ont des liens ! Mais aussi les interdits alimentaires dus à la religion et les différences donc entre les plats de cette famille juive et des autres voisins n'appartenant à cette communauté. Cette fillette grandit entourée des ses oncles, tantes et cousins. Elle raconte ses ressentis à propos de sa mère qui travaille, de son père qui lui n'a pas d'activité, de cette pression que l'on met sur les femmes de sa famille pour effectuer des études et trouver un emploi. Sa grand mère décédée a aussi une grande place dans sa vie par son histoire mystérieuse. En effet, sa mère ne veut pas que son grand père lui raconte sa vie et sa mort.

Ce livre dans sa construction est assez particulier en effet, chaque chapitre est tourné autour d'un évènement important frappant cette famille. Il n'y a pas de narration linéaire et donc pas une histoire en tant que telle. Il y a plusieurs histoires et pourtant on suit la vie d'une héroïne. Cela m'a perturbé au début et puis finalement, j'ai tout de même réussi à m'attacher à cette fille qui deviendra femme à la fin de ce livre, et à sa famille. Même si j'ai aimé ce livre, il n'a pas autant retenti en moi comme d'autres livres de la littérature indienne tels que les romans d'Anita Nair par exemple.


Pour illustrer ce roman, j'ai eu envie de vous faire des chapatis qui apparaissent souvent dans cette histoire et puis finalement, je me suis tournée vers un riz coloré. (La recette vient du site 750g.fr) En effet, dans les restaurants indiens, j'ai beaucoup gouté aux différents riz. Ils ont des couleurs, des saveurs particulières et pourtant ce n'est que du riz. Donc voici cette recette toute simple.



Riz basmati coloré

Ingrédients (pour 2 personnes) :
 - 120 g de riz basmati
 - 180 g d'eau
 - 1 cuillère à café de curcuma
 - sel  

Laver votre riz basmati dans un premier temps pour retirer l'amidon dans un saladier, puis égouttez. Dans un petit verre d'eau, versez le curcuma et mélangez. Puis dans une casserole, versez le riz et l'eau, Celle ci doit être froide. Ajoutez le mélange à base de curcuma et mélangez encore. 

Démarrez la cuisson à feu doux. Couvrez et laisser cuire environ 17 minutes.  Une fois la cuisson terminée,  mettez hors du feu la casserole et laissez pendant quelques minutes reposer. Vous pouvez ensuite servir votre riz qui pourra accompagner moult plats indiens ou simplement quelques légumes.


jeudi 21 juin 2018

Cuillère en bois et Marque Page a un an ! 🎂






Il y a un an, je publiais mon premier article. J'en suis un an plus tard à mon 46e. Que de chemin parcouru et c'est la même chose dans ma vie personnelle et professionnelle.

J'ai commencé ce blog, j'étais au chômage, je m'ennuyais chez moi, je voulais avoir un projet bien à moi. Et très vite ma vie professionnelle m'a rattrapé et j'ai du apprendre à concilier mon travail, ma vie perso et ce blog. Je ne vous cache pas qu'il y a des semaines où c'est compliqué, c'est pour cela qu'il y a des semaines sans article. Je me met pas la pression. Je ne met pas dans l'objectif d'être professionnelle. J'ai déjà un travail qui me convient et me passionne. La lecture et la cuisine pour moi doivent rester un hobby, un plaisir tout comme ce blog. 

J'ai été ravie de partager mes coups de cœur (Manderley For ever, Demain, L'empreinte de toute chose), mes livres préférés avec vous comme par exemple Jane Eyre.
J'ai pu également exposer mon point de vue et semer des graines comme j'aime le faire dans mon travail. Je vous ai fait part de mon féminisme, mon végétarisme, mais dans le respect des autres. Je peux comprendre que tout le monde ne partage mes idées, et je vous ai même partager ma recette de flamkuchette version végétarienne et classique puisque je fais les deux quand je reçois. Et finalement, mon viendard d'homme préfère la version végétarienne ! Quelques fois mes graines poussent et donnent de fabuleuses plantes !

Je vous ai aussi parlé de mes envies de voyages. La Moldavie m'a donné envie de découvrir d'autres pays de l'est, l'ex-URSS et ses vestiges du communisme. L'un de mes articles a même été mis en avant sur Hellocoton. D'ailleurs, je trouve toujours étonnant que certains articles plaisent plus que d'autres. Ce ne sont pas toujours ceux auxquels que je pensais. Un de mes articles le plus vu concerne un petit roman espagnol La maison en chocolat qui étonnement a été partagé sur Facebook et a été beaucoup lu dans les pays hispaniques.

Je suis heureuse aussi de n'avoir eu que des retours bienveillants et plutôt enthousiaste à propos de mon blog, et de ce que j'écrivais. Cela m'encourage à continuer.

Pour cette nouvelle année bloguesque, j'ai plein d'envies et d'inspirations : le moyen âge, sa cuisine et des livres traitant de cette période, ma passion pour la littérature indienne et bien évidement pour sa gastronomie. J'ai envie de vous partager davantage de recettes pour des apéros, des petits déjeuners, choses que je n'ai pas trop faites cette année.



J'ai aussi envie d'apprendre à crocheter des marques pages. J'en ai épinglé plein dans mon pinterest. Ils sont vraiment fabuleux. J'ai envie de pyrograver des cuillères en bois et de vous montrer mes œuvres.

Et puis j'ai aussi envie de laisser la place au hasard. Il m'a emmené sur des chemins intéressants cette année, je compte sur lui pour m'en faire découvrir d'autres.

Si vous souhaitez la recette de ce fabuleux clafoutis aux cerises, je vous invite à regarder celui aux fraises, et à remplacer ces dernières par des cerises. Dans cette recette, j'ai laissé les noyaux. Il parait que cela donne plus de goût.


jeudi 14 juin 2018

Histoire de femmes Ouessantines

Oussantines de Weber-nicoby

 


Ce livre fait parti de ceux qui j'ai choisi par rapport à la couverture. J'aime les phares, la mer, ça me rappelle les vacances, mais aussi l'époque où moi aussi je vivais au bord de la mer. Le second aspect qui m'a convaincu de le lire, c'est cette histoire de femmes. Je vous raconte tout de suite :

Une femme décide de changer de vie après une séparation. Pourquoi ne pas ouvrir des chambres d'hôtes sur l'île de Ouessant. Malgré l'avis contraire de sa mère et l'accueil glacial des habitants, elle persiste à vouloir habiter sur cette île. Néanmoins, une femme assez âgée vient à sa rencontre, elles papotent, Soazic fait visiter sa maison, puis brusquement, la vieille dame s'en va après avoir vu un livre.

Peu de temps après, celle ci décède, et dans son testament elle charge la nouvelle venue de trier sa maison : de garder ce qui l'intéresse et de jeter le reste. Cette mission intrigue tout le monde, comment est ce possible?  Elles ne connaissaient pas tant que ça. Pourquoi a-t-elle choisi une inconnu pour cette tâche ?  Bien vite Soazic découvrira ses secrets.


J'ai bien aimé ce roman graphique parce que l'auteur a su montrer l’atmosphère particulière de la vie sur une île, et l'histoire de Ouessant. J'ai appris beaucoup de choses et d'ailleurs les dernières pages sont consacrées à expliquer l'histoire de cette île, les coutumes, des évènements importants. L'Histoire montre également le rôle important des femmes à diverses époques, en effet, quand les hommes sont absents parce qu'ils sont en mer, à la guerre ou décédés, ce sont les femmes qui font tourner la maison, le village, le pays. Elles prennent de grandes décisions, on leur donne des pouvoirs importants.
Et puis l'histoire de ce roman graphique est assez original. Jamais, je n'aurai imaginé la vérité sur cette femme. Je trouve que Soazic est bien perspicace. A sa place, je serais encore en train de chercher ou de faire des crêpes pour mes hôtes.




C'est d'ailleurs ce que je vous propose : une recette de pâte à crêpe sucrée et bretonne. Ma mère les appelle des crêpes en carton. Rassurez vous amis bretons, cela n'a rien de négatif, puis qu'on les adore et on les dévore.

La pâte à crêpes sucrées et bretonnes


Ingrédients pour une dizaine de crêpes :

 - 250g de farine de froment ou de blé type 55 (C'est la même chose, j'ai au moins appris cela avec cet article)
 - 50g de beurre
 - 50cL de lait
 - 10 cL d'eau
 - 4 œufs
 - 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
 - 1 pincée de sel

Versez dans un saladier l'intégralité de la farine, le sucre et le sel. Mélangez. Petit à petit, ajoutez le lait puis l'eau tout en battant avec un fouet. Faites fondre le beurre, puis ajoutez le au mélange. Finissez par ajouter les quatre œufs.

Laissez la pâte se reposer au frais pendant 30 à 45 minutes.

Beurrez une poêle à crêpes, versez y un peu de pâte. Faites la cuire environ 2 min par face.

Dégustez avec de la confiture, de la vergeoise, ou de la pâte à tartiner au caramel beurre salé pour faire totalement breton.


jeudi 7 juin 2018

La simplicité d'une tomate farcie pour Françoise Héritier

Au gré des jours de Françoise Héritier

 


Je connaissais l'auteur de nom. Je n'ai jamais rien lu d'elle mais je savais qu'elle était féministe, c'est ce qui m'a attiré. Ce n'est pas un ouvrage traitant de la condition des femmes même si ce sujet est abordé. C'est un ouvrage un peu particulier, autobiographique, il fait suite au Sel de la vie écrit quelques années auparavant. Il est divisé en deux parties : de bric et de broc et façonnages. Dans la première partie, elle fait un inventaire de toutes les petites choses qui la définissent, qui font partie de sa vie qui font qu'elle est ce qu'elle est. C'est assez simple, on se reconnait parfois. Je vous cite quelques exemples pour le plaisir.

 "... se geler dans les Abribus, avoir du mal à détourner les yeux d'un beau profil, boire avec plaisir le potage du soir des Hôpitaux de Paris, pester en cherchant ses clés au fond du sac ..."

" ... taire obstinément un secret, retrouver un objet perdu depuis des lustres coquinement logé dans un endroit improbable, se précipiter aux toilettes après avoir été tenue sur le seuil de la porte par des visiteurs peu pressés de partir..." 

Elle y note des anecdotes, des remarques, elle parle aussi beaucoup de cinéma. Les références sont même notés à la fin du livre pour ceux qui aimerait se laisser tenter.


La partie Façonnages s'étale davantage sur des aspects de sa vie, des anecdotes plus développées. Elle y explique par exemple comment la vie a fait qu'elle devienne ethnologue, qu'elle passe une partie de sa vie en Afrique, qu'elle succède à Claude Lévi-Strauss au Collège de France mais aussi comment enfant elle a découvert ce qu'étaient les règles. Je parle évidement des menstrues. 

J'ai beaucoup aimé la lecture de ce livre. La partie De bric et de broc est assez rafraichissante. Cela donne l'envie de s'y mettre. C'est d'ailleurs ce qu'on fait une grande partie de ses lecteurs du Sel de la vie. Elle raconte au début de ce livre que de nombreuses personnes lui ont écrit pour lui montrer leurs résultats de l'exercice. De nombreux profs de français ont fait de même avec leurs classes. Ce livre leur est donc en partie destiné. Cet exercice montre aussi de façon rapide et efficace les changements de la société et les petites choses sur lesquels l'auteur peut s'attarder étonnée.

"... voir un homme jeune et trapu, crâne épais et rasé, mollets poilus, bermuda et rangers, pousser d'une main la voiture d'un bébé délicatement protégé du soleil par une mousseline, tenant de l'autre un cornet double de glace à la fraise et y observer quelques changements bénéfiques survenus dans les mœurs.."

Ces petites choses contrastent assez avec certaines anecdotes qu'elle a vécu où seule femme dans un monde d'homme, on lui demande de prendre en note le compte rendu de la réunion. On peut remarquer aussi ces changements et pas seulement sur les relations homme/femme quand elle évoque son enfance, la guerre. C'est une femme intéressante qui avec ce livre assez court (146 pages) j'ai appris à connaitre. Elle m'a donné envie de s'attarder davantage sur son travail et même sur son domaine d'étude. 

Et finalement, on se rend compte que même les grandes femmes de ce monde apprécient avant tout les petites choses de la vie, la simplicité.

"saliver devant des plats simples tels que de belles tomates farcies ou une brandade de morue ou un hachis parmentier fait maison"

Donc voici pour Françoise Héritier et vous une recette de tomate farcie végétarienne.


Tomate farcie végétarienne

Ingrédient :
 - une tomate à farcir
 - du gruyère rappé
 - un œuf
 - du thym
 - sel/poivre

Préchauffez le four à 150°C (th5). Coupez le chapeau de la tomate. Videz l'intérieur à l'aide d'une cuillère. Réservez le. Réalisez un petit tapis de gruyère rappé à l'intérieur de la tomate afin d'y glisser un œuf. Le jaune et le blanc. Salez, Poivrez, parsemez d'un peu de thym. Ajoutez encore un peu de Gruyère et couvrez la de son chapeau. Mettez la dans un plat, ajoutez la partie intérieur dedans, versez y un peu d'eau.
Enfournez pour une vingtaine de minutes.
Dégustez cette merveilleuse mais simplissime tomate farcie sur un lit de coquillettes (qui me rappelle mon enfance) ou de riz si vous préférez.


jeudi 31 mai 2018

Jardinage et Tea Time pour Agatha Raisin

Agatha Raisin enquête : Pas de Pot pour la jardinière de M.C Beaton







C'est le troisième tome de cette série et le deuxième que je lis. J'avais beaucoup aimé le deuxième tome. Il était pour moi une bouffée de fraîcheur dans mes lectures. C'est donc avec grand plaisir que j'y retourne. On retrouve donc Agatha après son retour de vacances. Les choses ne sont pas restées tel quel à Carsely en effet une nouvelle venue s'est installée dans la maison de la malheureuse défunte du deuxième tome. Elle a déjà jeté son dévolu sur le beau James et sur les habitants en remettant au goût du jour le jardinage. Un grand concours du plus beau jardin est annoncé, Agatha compte bien le gagner coûte que coûte. Malheureusement, tout ne se passe bien : des jardins sont saccagés, des poissons sont assassinés et la nouvelle venue Mary est retrouvée par le duo Agatha James suspendue à une corde la tête plantée dans un pot de fleur. Bien que tout le monde déconseille à Agatha de se mêler de cette affaire, elle reprend du service. 

J'ai beaucoup aimé ce tome. Agatha est toujours aussi fraîche, loufoque bien qu'elle évolue. En effet, James s'intéressant à Mary, elle se détache un peu de lui. Elle devient même amie avec les deux. Ne me jetez pas des pierres mais cela me fait penser à la théorie de l'élastique du fameux livre Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus. (Oui, je l'ai lu ! mais il y a très longtemps j'étais jeune et j'ai été influencée par les livres de Louise Reninson) Plus elle s'éloigne de James, plus il veut passer du temps avec elle. Bref, j'attends de voir ce que cela donnera dans les autres tomes, mon côté fleur bleue attends qu'il se passe quelque chose entre eux. Affaire à suivre.



Du côté de l'affaire justement, l'auteur développe certains personnages et on en apprends un peu plus sur les habitants, les relations entre eux et notamment la famille du pasteur. On est presque malheureux de connaître les conclusions de cette affaire. Je vous rassure il n'y a pas que des personnes antipathiques et psychopathes dans ce village. On s'attache aux habitants surtout lorsque l'on se rend compte qu'ils adorent tous leur Agatha. L'intrigue est bien ficelée et on découvre en même temps qu'Agatha l’assassin de cette pauvre Mary.

Ce tome me donne encore plus l'envie de continuer cette série. J'ai même appris qu'il existe une série télé qui a été diffusée sur France 3. Peut être que je m'y pencherai un jour.

Pour le côté gastronomique de cette article, je me suis inspirée du tea time très important dans ce roman. Voici donc une recette de scones. Ils sont délicieux accompagnés de confiture de prunes. Mes invités du jour en ont fait qu'une bouchée.
Si vous prend l'envie de manger des scones salées, c'est ici. 



Scones sucrés  

Ingrédients :

 -  12 cL de lait (je n'ai pas essayé avec du lait végétal mais ça doit fonctionner)
 - 3 cuillères à café de levure chimique
 - 50g de beurre
 - 200 g de farine

Sortez le beurre du frigo 30 minutes avant de commencer ou passez le un petit coup au micro onde. Il doit être mou pas liquide. Préchauffez votre four à 180°C. 

Versez la farine dans un saladier, ajoutez y le beurre et mélangez à l'aide d'une cuillère en bois ou pour les plus téméraires avec les mains. 

Ajoutez au mélange la levure puis petit à petit le lait jusqu'à ce que la pâte soit assez ferme. A l'aide d'un rouleau à pâtisserie, étalez votre pâte sur un plan de travail. Ne le farinez pas trop. La pâte doit être assez épaisse (3 cm d'épaisseur environ). Découpez vos scones avec un emporte pièce ou un verre. Badigeonnez les avec du lait pour les dorer.

Enfournez les environ 10 minutes.

Servez les à l'heure du tea time avec de la confiture, du miel, ou du beurre.





jeudi 24 mai 2018

Tag sur les livres

Bonjour,

Aujourd'hui, je vous propose un article un peu particulier : un tag sur les livres. J'ai été taggué par Gaëtane, vous pouvez lire ses réponses ici. Commençons ce tag.


1. Avec quel(le) auteur(e) voudriez-vous partager un déjeuner ? 

Si je devais choisir un auteur pour partager un déjeuner voire plus (attention n'y voyez pas de sous entendu sexuel, il n'y en pas.), je choisirai Elizabeth Gilbert. J'imagine avec elle tout d'abord préparer un repas et discuter pendant ce temps là de ses techniques de cuisine, de ces plats préférés de ses voyages, de tout et de rien. Ensuite nous dégusterons ces plats avec des amis. Je trouve que dans les dîners entre amis, les discutions les plus intéressantes se passent à l'écart dans la cuisine. Quand on coupe des légumes, on se livre, on rigole, c'est vraiment sympa.

J'ai beaucoup aimé Mange, Prie, Aime et L'empreinte de toute chose. Ces livres sont vraiment inspirants. Ils donnent envie de voyager, d'apprendre de nouvelles choses, de vivre plus simplement, sans stress. J'aimerai beaucoup lui poser plein de questions, et refaire le monde avec elle. 

2. Quel(le) auteur(e) voudriez-vous ramener à la vie ?  

Léon Tolstoï ! Il a écrit des chefs d’œuvres : Anna Karénine, Guerre et Paix. Imaginons s'il avez eu plus de temps, il aurait peut être pu en écrire bien d'autre. 

Mis à part l'envie de découvrir d'autres livres incroyables, j'aimerai bien aussi prendre du temps pour discuter avec lui. Je trouve qu'il a des idées incroyablement modernes pour son époque. Dans Anna Karénine, il met Lévine sur un piédestal parce qu'il ne veut pas habiter la ville, il préfère la campagne, le contact avec la nature. Il ne veut pas de cette vie moscovite superficielle que vivent les autres personnages. Cela fait aussi partie de mes principes de vie. Je veux prendre le temps, je ne veux pas me comparer aux autres, j'ai ce que j'ai et je n'en veux pas plus. J'ai l'impression que Tolstoï adhère aussi à ces principes. On s’entendrait peut être super bien.

3. Quel livre voudriez-vous racheter pour le plaisir d’avoir une édition plus belle ?


J'ai pas mal de belles éditions dans ma bibliothèque. Elles sont souvent chinés et viennent à moi sans que je les cherche spécialement. Généralement, ce sont des classiques : les contes de Grimm, les romans des sœurs Brontë, les romans de Jules Verne. Si je devais en avoir d'autres, j'aimerai bien de belles éditions des romans de Tolstoï, des livres de Simone de Beauvoir par exemple.





4. Quel livre, que tout le monde (ou presque) a lu, ne vous fait pas envie du tout ?

 

Je ne dis jamais que je ne lirai pas un livre. Ils viennent aussi à moi de façon aléatoire : entre les livres que l'on me prête, ceux que j'emprunte, je peux donc essayer sans avoir peur de me tromper. Quelques fois, la curiosité me pousse à lire des livres qui ont eu beaucoup de succès mais sans pour autant qu'ils m'attirent. C'est ce qui est arrivé pour Twilight. J'ai lu, j'ai vu ce que c'était. 

Si vraiment je dois citer des livres, je dirais les livres adolescents/jeunes adultes. Sur la blogosphère, je vois beaucoup de titres qui sont lus mais aucun me donne envie. J'ai l'impression que ces séries sont crées et écrites pour vendre du livre. J'ai lu des livres pour ado quand j'avais cet âge : les Meg Cabot, les journaux intimes de Georgia Nicolson ... A cette époque, je ne pense pas qu'il y avait autant de business autour.

5. Quel genre vous fait envie, sans que vous osiez vous lancer ?

 

La servante écarlate m'a donné envie de lire davantage de dystopie. J'ai déjà lu 1984 dans le passé, j'avais beaucoup aimé. J'aimerai découvrir ce style mais j'ai aucune idée d'autres titres que je pourrai lire et aimer. Si vous avez des titres, je suis preneuse.


Je ne taggue personne mais si vous êtes intéressé par ce tag, faites le moi savoir et je serai ravie de lire vos réponses.

 


jeudi 17 mai 2018

Huis clos mortel, odeur d'amande pour Camilla Läckberg

Cyanure de Camilla Läckberg





Je vous avez déjà parlé de Camilla Läckberg dans mon article sur son roman L'enfant Allemand. J'aime beaucoup son univers. Les personnages y sont intéressants et bien travaillés. On s'attache à eux et même ceux qui sont en apparence antipathiques donnent envie de s'y intéresser. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman un peu particulier.

Cyanure est un court roman en comparaison des autres. Il est centré sur Martin Molin, un policier collègue de Patrick Hedström. Ce dernier et sa petite famille n'apparaissent pas dans cette histoire.

Martin et sa petite amie se rendent sur une île à quelques jours de noël pour une réunion de famille. Ils se retrouvent autour du grand-père, un homme fortuné. Celui-ci après avoir attaqué chaque membre de la famille sur sa façon de gérer son argent, et leurs projets professionnels, meurt brutalement. Une odeur d'amande saisie le nez du policier. Celle ci est caractéristique d'un empoisonnement. Aucun moyen de contacter l'extérieur, une tempête de neige les bloque sur l'île et empêche de passer des communications téléphoniques. Débute alors une enquête en huis clos. Les membres de cette famille ne montre pas de tristesse. Ils se montrent seulement inquiet par la menace du grand père de les déshériter.



Seul le frère de la petite amie de Martin semble être affecté par ce meurtre. Il sera retrouvé mort quelque temps après. Martin interroge chaque membre de cette famille bien curieuse, mais se sent démuni. Patrick et son génie lui manque énormément.

Ce roman m'a plu mais pas autant que les romans précédents de l'auteur. En tant normal, j'aime beaucoup Martin parce qu'il se montre professionnel, se donne entièrement aux enquêtes et aide beaucoup à la résolution. Dans ce roman, il se montre moins carré, il est moins confiant et j'ai l'impression qu'il attend que cette tempête finisse enfin pour s'éloigner de sa petite amie qu'il n'apprécie plus tellement.

Les membres de la famille de Lisette sont vraiment antipathiques, froids, seul l'argent compte. Il n'y a pas beaucoup de solidarité entre eux. Étrangement, personne ne s'accuse.

J'ai apprécié tout de même ce roman parce qu'il montre les influences littéraires de Camilla Läckberg. Il y a beaucoup d'Agatha Christie et de Sherlock Holmes. Je suis pas une grande lectrice de ce genre donc je n'ai pas pu voir peut être toutes les références mais cela donne envie de s'y plonger.

Si vous voulez lire une autre chronique sur ce roman, Gaëtane en a publié une ici hier.

La nourriture a une grande place dans ce roman. Que faire sur une île quand il y a une tempête de neige ? Manger est une façon d'occuper le temps. Les petites brioches à la cannelle apparaissent et disparaissent aussitôt. Si elles vous font envie, je vous ai partagé la recette dans le précédent article sur l'enfant Allemand. Aujourd'hui, j'ai décidé de continuer mes expériences avec le lait d'amande. Après le clafoutis aux fraises, voici des petites crèmes au chocolat.



Petites crèmes au chocolat

Ingrédients :
 - 50 cL de lait d'amande
 - 2 bonnes cuillères à soupe de Maïzena
 - 2 cuillères à soupe de sirop d'érable
 - 4 bonnes cuillères à soupe de cacao non sucré

Dans une casserole, mélangez le lait d'amande, le sirop d'érable. Versez une partie de ce mélange dans un bol. Ajoutez y la maïzena et le cacao.

Faites chauffer la casserole à feu doux. Lorsque l'ébullition commence, versez y le contenu de votre bol. Laissez cuire quelques minutes en remuant pour éviter la formation de grumeaux.

Répartissez votre crème dans des ramequins. Laissez refroidir et réservez au frigo.

Bonne appétit